La prochaine liquidation de la Banque gabonaise de développement (BGD) a motivé l’Agence française de développement (AFD) a y cédé ses parts. Une cession correspond à 287 280 actions représentant 11,4% du capital de la banque, a révélé La Lettre du Continent du 28 novembre.

Une agence de la BGD à Lalala, dans le 5e arrondissement de Libreville. © Gabonreview

 

L’Agence française de développement (AFD) a décidé de couper les ponts avec la Banque gabonaise de développement (BGD). Selon La Lettre du Continent du Continent du 28 novembre, l’institution financière française a cédé, le 19 novembre, les parts qu’elle détenait au sein de l’établissement bancaire en passe d’être liquidé.

«Cette cession correspond à 287 280 actions représentant 11,4% du capital de la banque», a révélé La Lettre du Continent. Une démarche qui découle de l’inéluctable disparition de la banque créée en 1960. Steeve Saurel Legnongo, administrateur provisoire de la BGD, a été missionné, sous la supervision de l’Etat, pour mettre en place le processus de liquidation de cet établissement.

Le 20 septembre, la Commission bancaire de l’Afrique centrale (Cobac) avait déjà retiré l’agrément prudentiel de la BGD, mise sous administration provisoire depuis 2017. La Commission avait également évoqué la faiblesse du plan de restructuration proposé par Libreville au président de l’Association professionnelle des établissements de crédit du Gabon (Apec-Gabon).

«Le plan de restructuration de la BGD proposé par l’administrateur provisoire n’est pas crédible et ne tient pas compte de l’urgence que requiert la situation très critique de cette banque», avait affirmé la Cobac.