Ayant boycotté le lancement effectif des épreuves sportives du Brevet d’études du premier cycle (BEPC) pour réclamer le paiement de leurs vacations de 2017, les enseignants ont eu raison du gouvernement qui a répondu favorablement à leur revendication.

Des enseignants passant à la caisse, le 2 mai 2018, à Libreville. © D.R.

 

La première partie du bras-de-fer opposant le gouvernement aux enseignants s’est soldée par la «victoire» des seconds. L’ayant réclamé depuis plusieurs mois, les enseignant ont obtenu le paiement de leurs vacations liées au BEPC 2017. Certains confirment être effectivement entrés en possession de leur dû depuis le 2 mai.

Au ministère de l’Education nationale, l’on informe que ce sont 10 958 enseignants qui sont passés à la caisse. Les comptes bancaires de 8 265 enseignants ont été virés, 127 paiements à la carte du Trésor public effectués et «pour les bénéficiaires payés en numéraires, 2566 bons de caisses ont été distribués ou sont en cours de distribution», précise le service de la communication du ministère.

Selon des indiscrétions, le montant nécessaire au paiement intégral des vacations du BEPC 2017 serait de plus de 1,5 milliard de francs CFA. Mais l’Etat n’a pas finit de décaisser, d’autant qu’une autre partie des enseignants réclament à leur tour le paiement de leurs vacation du Baccalauréat de 2017. Certains évoquent déjà la possibilité d’adopter le même procédé que les professeurs d’Education physique et sportive (EPS) : le boycott.

Devant évaluer les candidats du BEPC de l’édition 2018, le mercredi 2 mai, les enseignants d’EPS ont décidé de boycotter les épreuves pour réclamer le paiement intégral de leurs vacations de l’année dernière. Contraignant ainsi le gouvernement à répondre favorablement à leur revendication, d’autant que les épreuves n’ont pas eu lieu le jour prévu.