Pour remédier à «la sorcellerie politique» à laquelle il dit faire face depuis son entrée dans l’arène politique gabonaise, l’ex-vice-Premier ministre propose «la majorité de progrès». Une vision que son parti, l’ACR, compte proposer lors des prochaines législatives.

Bruno Ben Moubamba et Pierre-Claver Maganga Moussavou, le 1er février 2018. © Facebook/ACR

 

L’Alliance pour le changement et le renouveau (ACR) prendra part aux prochaines législatives. Son président, Bruno Ben Moubamba, l’avait déjà annoncé en 2017. Il l’a réaffirmé, jeudi 1er février, au terme de sa rencontre avec Pierre-Claver Maganga Moussavou, le vice-président de la République. Des mois après avoir lancé un appel à manifestation de candidatures à l’adresse des Gabonais de tous bords politiques dans le cadre de ces futures élections, l’ex-vice-Premier ministre nourrit une autre ambition : mettre fin à «la sorcellerie politique» à laquelle le pays serait confronté depuis des décennies.

La solution proposée par Bruno Ben Moubamba et l’ACR : la constitution d’une «majorité de progrès» à l’Assemblée nationale. A quoi renvoie ce nouveau concept ? L’ancien candidat à la présidentielle d’août 2016 s’est expliqué sur Radio Gabon : «C’est le rassemblement des meilleurs de l’opposition, du pouvoir, de la société civile et de la diaspora. Après la sorcellerie politique, c’est le nouveau concept que nous lançons.»

Pour mener à bien son projet, le président de l’ACR a reçu ces derniers jours les adhésions de plusieurs jeunes au siège du parti à Libreville. Des jeunes, pour la plupart, qui n’étaient pas encore encartés dans les différentes formations politiques de la place. En juin 2017, Bruno Ben Moubamba avait déjà exprimé sa volonté de changer les visages de la scène politique nationale. Sa volonté de «renouveler la classe politique au Gabon», avait-il dit, passait par la présentation de personnes inconnues aux législatives. L’opposant n’avait pas caché qu’il tentait d’«imiter Emmanuel Macron ici au Gabon». Peut-être y parviendra-t-il.

Au cours de ses échanges avec le VPR, Bruno Ben Moubamba a abordé, entre autres, la question du récent redécoupage électoral, le remplacement de la Cenap par le Centre gabonais des élections (CGE) et surtout celle liée à l’enrôlement des électeurs dont la date n’est toujours pas connue à trois mois des prochaines législatives.