Le président de l’Alliance pour le changement et le renouveau (ACR) a été éconduit ce jeudi du stade de basketball d’Awendjé (Libreville), où se tient actuellement l’assemblée générale de Dynamique unitaire.

L’ex-vice-Premier ministre Bruno Ben Moubamba a été humilié, le 2 août 2018 à Awendjé. © D.R.

 

Bruno Ben Moubamba hué à Awendjé, le 2 août 2018. © i24gabon.com

Si la veille il n’a pas caché son intention de quitter la scène politique «dans les délais raisonnables» parce qu’estimant avoir fait sa part au profit du peuple gabonais, Bruno Ben Moubamba pourrait être amené à accélérer son départ. L’ex-vice-Premier ministre a subi une humiliation ce jeudi 2 août au stade de basketball d’Awendjé où se tient actuellement la «grande assemblée générale de décision» organisée par Dynamique unitaire. La confédération syndicale entend décider des actions à mener en vue de faire barrage aux réformes du gouvernementales visant les agents de l’Etat.

Ces réformes, comme la quasi-totalité des personnes présentes à Awendjé, le président de l’ACR les condamne pourtant depuis leur annonce en juin dernier. Mieux, le 10 juillet, il était jusqu’à rompre son «alliance objective» avec Ali Bongo, estimant que le président de la République avait «sacrifié le peuple gabonais sur l’autel des intérêts égoïstes». L’ex-vice-Premier ministre avait alors présenté ces réformes comme «des mesures clochardisant le peuple gabonais». Cette sortie ne l’a pas empêché de subir les huées, les injures et les jets d’eau, alors qu’il tentait de rejoindre le nombre de responsables politiques de l’aile dure de l’opposition présents à cette assemblée générale. Il a finalement été éconduit sous l’escorte de quelques participants compatissants.

Hier, Bruno Ben Moubamba qui avait assisté à l’AG de Dynamique unitaire organisée au même endroit le 11 juillet, a appelé les jeunes à soutenir la confédération syndicale dans son mouvement. Son invite a, semble-t-il, a été mal interprétée.

Il n’empêche, les responsables de Dynamique unitaire, à l’instar de Jean Rémy Yama ont vivement condamné le traitement infligé à l’opposant. Pour le président de DU, Bruno Ben Moubamba, comme d’autres politiques, est un soutien de la confédération syndicale et non un adversaire.