Alors que tous les pronostics la donnaient victorieuse, l’ancienne garde de Sceaux, prématurément annoncée comme présidente du Sénat, ne siégera pas à deuxième chambre du Parlement.

Honorine Dossou Naki. © Africanaute.com
Honorine Dossou Naki. © Africanaute.com

 

Pendant qu’ils tentaient de panser les blessures des législatives de décembre 2013, certains militants PDG, et non des moindres, annoncés favoris dans leurs bastions, ont appris à leurs dépens, que le parti auquel ils appartiennent ne s’est pas encore totalement «purifié» de l’esprit de la discorde qui souffle en son sein. L’une des victimes emblématiques de cette situation est Honorine Dossou Naki. Face au candidat indépendant Gabriel Ogoula Monyama, la candidate PDG au département de Bendjé dans l’Ogooué-Maritime a essuyé une défaite. Quelques jours avant, le quotidien L’Union, réputé proche de la présidence de la République, avait curieusement prédit la défaite de l’ancienne garde des Sceaux. Du haut de son expérience, la battue n’a pas vu venir le coup. Il se dit désormais que ses compagnons politiques l’ont sacrifiée pour la «bagatelle somme de 80 millions».

De fait, selon les résultats annoncés par la Commission électorale nationale autonome et permanente (Cenap), 17 des 30 grands électeurs ont voté contre la candidate PDG. Au décompte, il semble évident que cinq conseillers PDG aient tourné casaque. Une mésaventure qui ne sera pas oubliée d’aussitôt par la première femme à occuper le poste d’ambassadeur du Gabon en France. Car, théoriquement elle bénéficiait de 17 voix contre 13 pour son adversaire et se voyait déjà gagnante.

Quoi qu’il en soit, l’issue de cette élection ne sera pas sans conséquence pour l’avenir du PDG dans l’Ogooué-Maritime, particulièrement dans le département de Bendjé, contrôlé par ce parti depuis 23 ans grâce à… Honorine Dossou Naki. Cette élection, sonne-t-elle le glas du PDG dans cette partie du Gabon ?