Le deuxième atelier technique de formation et de planification de l’audit environnemental coopératif des forêts du bassin du Congo a pris fin le 1er décembre à Libreville. Cette rencontre a débouché sur la mise en place d’une matrice commune d’audit.

Clôture de l’atelier sur l’audit environnemental du bassin du Congo, le 1er décembre 2017. © D.R.

 

Clôturé le 1er décembre à Libreville, le deuxième atelier technique de formation et de planification de l’audit environnemental coopératif des forêts du bassin du Congo a tenu ses promesses. Il a débouché sur la mise en place, à 95%, d’une matrice d’audit commune et plans d’audit individuel pour chaque pays. Cette rencontre a réuni les acteurs du groupe de travail Afrosai WGEA, issus de la République démocratique du Congo, Congo-Brazzaville, Gabon, Guinée Équatoriale, Cameroun, République Centrafricaine, Rwanda, Burundi et Sao Tomé et Principe.

«Il s’agit d’un document technique qui permet de rendre opératoire les activités que les institutions supérieures de contrôle mettront en place auprès de ceux et celles qu’ils vont contrôler et auditer pour atteindre les résultats et s’assurer que les ressources naturelles sont bien gérées», a expliqué le coordonnateur du secrétariat de l’Afrosai WGEA. «Grâce à cet outil élaboré sous la base des normes internationales, les ISC peuvent objectivement se prononcer sur les activités de gestion par le gouvernement et les parties prenantes externes», a poursuivi François Bekemen Moukoko.

Satisfaits du fruit de leur réflexion, les participants ont pris l’engagement d’assurer le suivi et le contrôle de la mise en œuvre des stratégies nationales de développement durable. Ils se sont également résolus à contribuer à l’équilibre entre les trois dimensions du développement : l’économie, le social et l’écologie.

«Ce que nous faisons, c’est de vérifier si la mise en œuvre des stratégies dans le cadre de la gestion forestière correspond aux attentes», a assuré le conseiller technique bonne gouvernance financière, représentant la GIZ. «Les membres des ISC de la région du Bassin du Congo, sur la base de la matrice d’audit commune et des plans d’audit individuel pour chaque pays, examineront les stratégies existantes, les systèmes de gestion en place, afin de parvenir à la mise en place d’une gestion durable du bois», a annoncé Tassilo Von Droste.

Devant servir désormais de cadre principal de dialogue entre les acteurs des différents ISC du Bassin du Congo, la matrice commune d’audit sera opérationnelle avant la fin de cette année.

«Cet outil est aujourd’hui véritablement en place. Certes, il doit être finalisé à 5%, mais il est prêt. Nous allons le finaliser pour que lors du lancement du cycle budgétaire annuel dans les différents pays, les ISC soient capables de se déployer pour mener le travail pour lequel nous nous sommes réunis à Libreville», a assuré François Bekemen Moukoko.