Après l’invalidation de l’élection de Me Lubin Ntoutoume début-juin pour défauts de paiement de cotisation suite à une requête de Mes Jean-Pierre Akumbu m’Olouna et Gilbert Eranga, et la nomination d’un Bâtonnier intérimaire en la personne de Me Norbert Issialh, les «robes noires» vont se retrouver le 13 octobre prochain pour une nouvelle élection. 

La Maison de l’Avocat à Libreville. © Gabonreview

 

Le Barreau du Gabon semble s’acheminer vers un retour à la paix et à la décrispation. L’élection fixée au 13 octobre prochain par le Bâtonnier intérimaire, Me Norbert Issialh, devrait être le juge de paix. On annonce une huitaine de candidatures pour le moment. Il ne semble faire aucun doute que les deux principaux protagonistes du 31 mars vont se retrouver, à savoir Me Lubin Ntoutoume et Me Jean-Pierre Akumbu m’Olouna.

Le 4 juin dernier, le Conseil d’Etat saisi en contestation d’élection par Mes Jean-Pierre Akumbu m’Olouna et Gilbert Eranga, avait annulé l’élection du 31 mars qui avait porté Me Lubin Ntoutoume au sommet du Conseil de l’Ordre des avocats… pour une affaire d’arriérés de paiement. Au moment où va se tenir une nouvelle élection, l’on osez espérer que l’ensemble des membres de cette corporation s’est mise à jour sur le plan financier et que la prochaine élection ne souffrira d’aucun contestation. Car, en réalité, c’est de cela qu’il est question. Le score obtenu par les uns et les autres n’était point contestable. Seul était contesté le fait que certains avocats non à jour des cotisations aient voté…

Le Barreau du Gabon devrait donc avoir à la fin de la semaine prochaine son nouveau Bâtonnier. Selon certaines indiscrétions, la campagne bat son plein depuis quelques jours, et les avocats souhaiteraient offrir à l’opinion une élection «sans tâche, ni rides». Me Norbert Issialh aurait, en tout cas, appelé ses confrères à s’atteler au paiement de leurs cotisations.

Même si cette dernière semaine précédant le vote, on découvre des attaques par voie de presse, la prochaine élection devrait permettre de ramener la sérénité nécessaire dans la corporation.