Alors qu’elle est liée à la transformation du manganèse de Franceville, l’extension du barrage de Poubara se fait attendre.

Le barrage hydroélectrique du Grand Poubara lors de sa mise en eau. © gauff
Le barrage hydroélectrique du Grand Poubara lors de sa mise en eau. © gauff

 

Annoncée depuis des mois, l’extension du barrage «Grand Poubara», qui devrait permettre d’apporter 120 MW supplémentaires pour la transformation du manganèse, suscite l’impatience, pour ainsi dire, du ministre des Mines, de l’Industrie et du Tourisme. Alors que le barrage hydroélectrique proprement dit est entré en production depuis le 5 septembre 2013, le projet d’extension piétine. Tout porte donc à croire que le gouvernement aura un mal fou à respecter les délais impartis au développement d’infrastructures énergétiques.

Aussi, l’entreprise chinoise, adjudicataire du marché, a-t-elle été interpelée dans l’objectif de mener à bien les travaux, et le plus rapidement possible, croit savoir le confidentiel «Africa Mining Intelligence». D’autant plus que ce projet vise à garantir un approvisionnement en énergie suffisant pour le «cluster manganèse» en cours de déploiement. De même, indique-t-on, l’extension du barrage devrait permettre d’alimenter l’usine de ferromanganèse inaugurée au mois d’août dernier par la Compagnie minière de l’Ogooué (Comilog). «Pour alimenter cette unité, l’entreprise sollicite 70 à 80 MW de la capacité du barrage, qui est actuellement de 160 MW mais de 120 MW seulement en période d’étiage», relève la source, qui ajoute que «d’ici moins de deux ans, ce sera au tour du groupe indien Coalsale, qui a récupéré le projet de manganèse de Franceville (ex-BHP Billiton), d’activer la phase de transformation du minerai». Preuve que le projet d’extension qui doit apporter 120 MW supplémentaires suscite déjà de grands espoirs, avec à la clé, une production de 100 000 tonnes de manganèse avant la fin de l’année en cours et 300 000 tonnes en 2015.