Juste après l’inauguration, par le chef de l’État, du Centre hospitalier universitaire d’Owendo, une bagarre générale s’est déclenchée dans l’enceinte de la structure médicale entre les jeunes hommes et les femmes de l’union des femmes d’Owendo… pour le partage de l’argent.

Au loin, un moment de la cohue presque déjà calmée. © Gabonreview

Au loin, un moment de la cohue presque déjà calmée. © Gabonreview

 

Coups de gueule et invectives autour des per diems. © Gabonreview

Coups de gueule et invectives autour des per diems. © Gabonreview

Les patients et le personnel du Centre hospitalier universitaire d’Owendo (CHUO) ont assisté, juste après le passage du chef de l’Etat, le 8 juin courant,  à un fait inédit : des groupes de garçons et femmes se sont  livrés, à la surprise générale, à une bagarre au mépris de la quiétude devant prévaloir au sein d’un hôpital. Selon certaines femmes et jeunes hommes interrogés sur les lieux, la bagarre serait due au  manque de transparence dans le partage de l’argent laissé par Jeanne Mbagou, le maire de la commune d’Owendo,  aux jeunes et femmes venus accueillir le président de la république, Ali Bongo Ondimba.

Les responsables désignés des associations des jeunes et celles des femmes d’Owendo, association dont est membre le maire d’Owendo, auraient escamoté une bonne partie des sommes remises par Jeanne Mbagou. Ce qui a suscité la colère de leurs amis et débouché sur une bagarre générale. Toute chose qui, à moins de deux de l’élection présidentielle, remet au gout du jour la problématique des figurants payés à chaque déplacement du chef de l’Etat même lorsque ces sorties ne s’inscrivent pas dans le cadre partisan et rentrent dans le cadre de ses missions régaliennes.

Auteur : Jean-Thimothé Kanganga