La plateforme Actions et perspectives pour le président de la République (APR) a dit prendre acte, jeudi 7 décembre, de l’avertissement infligé par le secrétariat exécutif du Parti démocratique gabonais à l’ensemble de ses membres.

Les membres signataires de l’APR prennent acte de l’avertissement du secrétariat exécutif du PDG. © Gabonreview

 

Reculade par crainte de sanctions plus lourdes ou repli stratégique ? 24 heures après la sortie du secrétariat général qui avait vivement condamné leur manifeste publié le 4 décembre dans les colonnes du quotidien L’Union, l’APR a dit prendre acte de l’«avertissement» que lui ont récemment infligé les instances du PDG. Une façon de rentrer dans les rangs desquels certains, au sein du parti, ont vite pensé qu’ils sortaient ? Sans doute. Quoique…

Noël Nelson Messone, donnant lecture de la déclaration de l’APR, et quelques membres de la plateforme, le 7 décembre à Libreville. © Gabonreview

Au nom de la plateforme, dans une déclaration, jeudi 7 décembre à Libreville, Noël Nelson Messone a tout de même tenu à préciser que, «pour tous les signataires du manifeste APR, prendre acte de l’avertissement du secrétariat général est d’autant plus normal, aisé et sans ambigüité que les hautes valeurs au respect desquelles (les) convie la hiérarchie exécutive du Parti démocratique gabonais sont en parfaite symbiose et cohérence absolue avec les valeurs (qu’ils rappellent et défendent), avec une inébranlable conviction, au point 11 du manifeste et dont (ils ne se sont) jamais départis par ailleurs».

Si le ministre des Affaires étrangères et ses compagnons ont pris acte, c’est aussi pour prouver qu’ils restent attachés au PDG, non sans rappeler qu’ils continueront à œuvrer «en militants du PDG disciplinés, soucieux de toujours consolider l’unité du parti, l’unité nationale, la tolérance et la paix». Aussi, ont-ils tous annoncé qu’ils prendront part au 11e congrès ordinaire du parti annoncé à partir du 8 décembre. «Il en a toujours été question», ont-ils assuré.

Par ailleurs, les membres de l’APR ont présenté leur manifeste comme une «contribution de plusieurs compatriotes (visant) à pousser davantage et en permanence la réflexion, la libération de la parole comme cela était le cas au cours des conseils provinciaux, à alimenter le débat contradictoire et la maturation d’idées novatrices» dans le cadre de la revitalisation et la régénération du PDG, tel que souhaité par les principaux responsables du parti. Il ne s’agissait donc pas d’un courant politique au sein du PDG ni d’une opposition à la hiérarchie. C’est du moins ce que les membres de cette plateforme assurent.