La société de collecte des ordures semble avoir repris du poil de la bête à Libreville, où elle a déployé plus de «700 agents ainsi que 55 véhicules qui ont permis de doubler le nombre de déchets collectés».

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Assaillie de toute part par les critiques sur le non ramassage des ordures à Libreville, Averda semble avoir rectifié le tir. Le fournisseur mondial de services de gestion intégrée des déchets a affirmé avoir tenu ses engagements dans la capitale gabonaise. «À la demande de notre client, les équipes d’Averda ont travaillé avec dévouement jour et nuit et sans relâche afin de rendre la ville aussi propre qu’elle l’était auparavant», a déclaré la société dans un communiqué publié le 4 juin.

Depuis janvier, en effet, Averda éprouve d’énormes difficultés à assurer convenablement la collecte des ordures ménagères. La faute à des problèmes de trésorerie imputés à l’ardoise de l’Etat. Depuis quelques jours, la société a visiblement repris du poil de la bête, avec le déploiement de 700 agents et 55 nouveaux véhicules. Des efforts ayant permis de «doubler le nombre de déchets collectés qui est passé de 500 tonnes par jour à 1000 tonnes par jour», a souligné Averda.

Dans le cadre de l’amélioration de son offre de service, la société a révélé avoir récemment eu une séance de travail avec le «bureau du président», sous la houlette du directeur de cabinet du président de la République. «Nous nous sommes engagés à fournir davantage de bennes dans les zones où les déchets s’accumulent rapidement et à mener une campagne de sensibilisation afin d’informer les communautés et de changer leurs comportements en matière de gestion des déchets», a déclaré Averda.

Par ailleurs, cette sortie sonne comme une réponse aux critiques du Premier ministre. Le 18 mai sur la radio Urban FM, Emmanuel Issoze Ngondet avait nié toute responsabilité du gouvernement dans la situation d’insalubrité dans la capitale gabonais. Ce dernier préférant s’appesantir sur le prétendu «chantage» exercé par les sociétés de collecte d’ordures ménagères, en tête desquelles Averda, à qui l’Etat doit de l’argent.

Lors de la réunion avec Brice Laccruche Alihanga, Averda aurait-elle reçu des garanties quant au règlement de son ardoise évaluée à plus de 15 milliards de francs CFA ? L’évolution du service de collecte des ordures ménagères dans les prochains jours devrait en dire plus.