Le Salon de la femme a entretenu ses membres sur l’autonomisation des femmes, le 5 août à Akanda. Une rencontre marquée par l’intervention de Henda Ben Rejeb, avocate près de la Cour de cassation en Tunisie, et la présentation d’un programme d’appui à l’autonomisation des femmes.

Sidonie Flore Ouwé lors de la sortie du Salon de la femme, le 5 août 2018 à
Libreville. © Gabonreview

 

Plateforme associative dédiée aux droits des femmes, le Salon de la femme a édifié ses adhérentes sur leur autonomisation, le 5 août à Akanda. «Le regard est positif, la détermination des femmes est là. Elles ont juste des craintes à cause du manque de coaching», a souligné la présidente de l’association. Selon Sidonie Flore Ouwé, cette rencontre s’inscrit dans le cadre des retombées du Forum international des femmes entreprenantes et dynamiques auquel elle a participé, les 6 et 7 juillet à Abidjan.

Cette plateforme vise essentiellement à l’autonomisation des femmes dans différents secteurs d’activité. «Nous avons estimé qu’il était important de saisir l’opportunité qui nous était offerte par ces femmes, en saisissant leur main tendue dans l’accompagnement de l’autonomisation de femme, qui est un de nos programmes pour le développement inclusif de la femme. Les femmes sont plutôt partantes mais il faut les rassurer, apaiser leurs inquiétudes», a affirmé Sidonie Flore Ouwé.

Henda Ben Rejeb pendant son intervention. Et, vue des participantes. ©
Gabonreview

Dans le cadre de cette rencontre en terre ivoirienne, la présidente du Salon de femme a notamment rencontré Henda Ben Rejeb. Avocate près de la Cour de cassation en Tunisie et près le Conseil d’Etat, activiste et coordinatrice du monde arabe, cette dernière a partagé son expérience avec les femmes gabonaises.

«Je vois beaucoup de femmes enthousiastes, déterminées, qui rêvent de changer le Gabon en s’investissant dans l’autonomisation, notamment. Tout comme elles ont soif d’aide, de partage et d’échanges. Le Salon de la femme est une plateforme très importante, offrant aux femmes un espace d’échanges et d’amélioration de leurs conditions», a affirmé Henda Ben Rejeb.

Participant à l’autonomisation de la femme pour un développement inclusif de cette dernière, le Salon de la femme a présenté, dans ce sens, les contours d’un programme d’appui de trois ans. «Mais il faut d’abord former les femmes sur certains métiers stratégiques. Et, ensuite, appeler les investisseurs pour l’accompagnement de ces femmes», a souligné la présidente du Salon de la femme.

Concrètement, la première année sera divisée en deux périodes avec l’information, l’intérêt du travail en réseau et, la formation sur les métiers stratégiques. La deuxième année sera axée sur la mise en place des projets. Et, la dernière sera dédiée à l’accompagnement des investisseurs qui répondraient favorablement.