Le patron du Centre national des examens du permis de conduire (CNEPC) vient de lancer une traque ciblant principalement les auto-écoles non conformes à la loi.

Le CNEPC est en croisade contre les auto-écoles non conformes. © ardeche-guide.com

 

Il la leur avait promise en janvier dernier, deux mois après, Guy-Bertrand Oscar Sadibi Mapangou fait la guerre aux promoteurs d’auto-écoles indélicats. Ces derniers jours, discrètement, il entreprend des visites d’inspection inopinées dans certaines structures de Libreville. L’objectif visé par cette opération : l’assainissement du secteur. «Nous constatons que tout le monde s’improvise patron d’auto-école. Mais lorsque l’on vérifie dans le fond, l’on se rend compte que ces gens-là, ce sont des vendeurs d’illusions, ils viennent pour escroquer des compatriotes. Non seulement ils n’ont pas (acquis) l’autorisation d’ouvrir mais ils n’ont pas le matériel qu’il faut pour ouvrir une auto-école», a déploré le directeur du CNEPC, ce mardi 13 mars, sur Radio Gabon.

Sur la dizaine des structures visitées jusqu’à lors, le directeur du CNEPC a dit avoir décelé plusieurs qui ne sont pas en règle. La faute à pas de contrôles, a-t-il reconnu, estimant que «si (le CNEPC) avait été tout le temps derrière eux, (les promoteurs) se conformeraient davantage, en payant leur licence d’exploitation au Trésor public». Depuis 2012, selon Guy-Bertrand Oscar Sadibi Mapangou, «aucune auto-école n’a rempli cette obligation», la plupart exerçant avec des licences provisoires de 6 mois.

Si Guy-Bertrand Oscar Sadibi Mapangou a à cœur de débusquer les promoteurs ne s’étant pas conformés à la loi depuis l’ouverture de leurs établissements, il a précisé que son opération vise également les auto-écoles ouvertes depuis plusieurs années. «Si elles sont en règle vis-à-vis de l’Etat, on les laissera exercer mais si elles ne le sont pas, elles seront sermonnées et auront l’obligation de se conformer à la loi. Celles qui ne le feront pas seront purement et simplement fermées», a-t-il prévenu.

Après Libreville, le CNEPC envisage de poursuivre son contrôle à l’intérieur du pays.