Les projecteurs ont été braqués sur l’autisme le 2 avril 2018 à Libreville, à l’occasion de la Journée mondiale de sensibilisation sur cette maladie, organisée par le cabinet Envol, le Collectif Parent-thérapeute et l’association Gravir les Montagnes, avec l’appui de la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS).

Les enfants posant avec leurs parents et leurs encadreurs avant le départ pour le site du pique-nique à Bikélé. © Gabonreview

 

Vécue souvent comme une crise de comporte sinon comme un caprice, l’autisme est une maladie peu connue des parents. C’est pour sensibiliser sur l’existence de cette maladie, mais surtout sur la prise en charge des patients, que le Fonds d’actions sanitaires et sociales (FASS) de la CNSS et le Centre d’actions sanitaires et sociales Gisèle Ayouné ont organisé plusieurs activités dans le cadre de cette journée. Du siège du Cabinet Envol où les enfants autistes sont régulièrement pris en charge, en compagnie de leurs parents, ils se sont déportés du côté de Bikélé pour un pique-nique.

La Journée vise en effet à mieux informer le grand public sur les réalités de ce trouble du développement, mettre en lumière les difficultés rencontrées par les parents pour faire reconnaitre ce handicap, mais c’est aussi «l’occasion de faire comprendre ce qu’est l’autisme et de trouver des solutions pour accueillir, former, insérer ces enfants qui ne demandent intérieurement qu’à rejoindre les autres, mais qui ne savent pas comment communiquer avec eux..», a déclaré un parent d’enfant malade.

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Pour le docteur Eric Lebanda, spécialiste de cette pathologie et qui suit les malades au quotidien, «cette journée permet de faire sortir les enfants, de leur faire découvrir le monde qu’ils n’ont pas l’habitude de voir. Ils vont donc à la découverte de nos cultures, de notre forêt, de notre paysage et avec des enfants «normaux» et les parents pour qu’ils sachent qu’ils sont encadrés et que la société gabonaise prend conscience que ce sont des enfants comme tout autre et qui ont besoin d’un encadrement spécifique pour une insertion scolaire, sociale et professionnelle».

En parrainant cette activité, la CNSS s’appuie sur l’article 98 du Code de sécurité sociale qui a prévu une aide pour les organismes aidant les personnes vulnérables. «Nous voulons que tout le monde sache que le FASS existe et qu’il travaille depuis. C’est l’heure de dire à tout le monde que ce fonds existe, que cette structure sanitaire existe et est là pour apporter son aide aux Gabonais vulnérables», a déclaré le patron de cette structure, Guy Joël Ntsiegori.

La Journée mondiale de sensibilisation à l’autisme a été initiée en 2008 par les Nations Unies. Elle se célèbre cette année sous le signe de l’aide à l’insertion scolaire des enfants.