L’ancien secrétaire général adjoint du Parti démocratique gabonais en charge de la jeunesse, Vivien Péa, a échangé le 21 juillet avec les jeunes du quartier Belle-vue 1, sur les mesures d’austérité prises par le gouvernement.

Vivien Patrice Lloyd Amos Makaga Péa face à ses “bons petits”. © D.R.

 

Disparu de la scène politique depuis son limogeage, Vivien Patrice Lloyd Amos Makaga Péa a réapparu le 21 juillet, à la faveur de l’opération «pédagogie citoyenne» initiée par la jeunesse de Belle-Vue 1, dans le troisième arrondissement de Libreville.

Au cours de cette rencontre, l’ancien secrétaire général adjoint du PDG en charge de l’Union des jeunes du parti démocratique gabonais (UJPDG), s’est appesanti sur les mesures d’austérité prises par le gouvernement, en les commentant « en français facile».

«Cet échange interactif très exaltant avec mes bons petits, qui m’a permis entre autres de renouer avec le terrain, portait sur la définition en des termes scolaires, simples et moins techniques de la notion d’austérité assez mal comprise et mal expliquée aux jeunes», a-t-il indiqué.

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L’objectif est de permettre aux jeune de mieux comprendre «les conséquences économiques de cette cure de jouvence destinée à assainir nos finances publiques, puis parfaire la qualité et la performance du service public, et enfin de démystifier la mauvaise communication faite autour de ce nouveau champ de bataille économique et régalien du gouvernement qui aura nécessairement un impact sur l’avenir des prochaines générations», a renchéri Vivien Patrice Lloyd Amos Makaga Péa.

Selon ce dernier, les décisions relatives à l’assainissement des finances de l’État, qualifiées de mesures d’austérités par les partenaires sociaux et les opposants, n’est qu’un mécanisme qui permet de «prendre un peu chez ceux qui gagnent trop pour réduire les dépenses de l’État. On met les fonctionnaires sur bon de caisse pour démasquer les bandits».

Comme pour justifier son retour sur le terrain, l’ancien patron de l’UJPDG, a affirmé qu’il s’agissait pour lui « de répondre à un besoin d’urgence et de pédagogie à l’égard de nos jeunes, au moment où le président de la République Ali Bongo Ondimba, à qui je réitère tout mon soutien à cette initiative courageuse, et son gouvernement ont engagé un bras de fer responsable contre la gabegie financière et l’exubérance décadente de ceux de nos compatriotes qui ont pourtant eu la confiance du chef, mais ont choisi plutôt d’obérer nos finances publiques à leur propre profit».

Cette campagne d’explication est une obligation d’agir pour que la jeunesse soit préparée, apprêtée et disposée à opérer ses propres choix aux côtés des décideurs. Car, «on ne peut envisager un septennat des jeunes au Gabon sans la jeunesse».