Le ministre des Petites et moyennes entreprises (PME) et de l’Artisanat accuse l’opposition de travestir la vérité au sujet des mesures récemment prises par le gouvernement en vue d’assainir la dépense publique. Le cadre du Parti démocratique gabonais (PDG), les tient pour responsables de la situation actuelle.

Julien Nkoghe Bekale. © D.R.

 

Julien Nkoghe Bekale n’a pas apprécié les critiques de l’opposition sur les mesures prises récemment par le gouvernement, supposées assainir la dépense publique et relancer l’économie nationale. Mardi 10 juillet, sur sa page Facebook, il a accusé «une certaine opposition» de relayer de fausses informations sur le sujet, notamment en donnant un caractère austère à ces mesures.

Or, selon le ministre des PME et de l’Artisanat, «les récentes mesures gouvernementales ne sont pas un plan d’austérité. Il s’agit plutôt des mesures d’ajustement financier en vue d’une meilleure allocation budgétaire en faveur de l’investissement dans les secteurs prioritaires à fort impact social».

Membre du comité permanent du bureau politique du PDG à Ntoum, Julien Nkoghe Bekale a invité les contempteurs des mesures gouvernementales à «avoir l’honnêteté politique et intellectuelle» de reconnaître que des réformes plus ou moins similaires auraient dû être prises il y a près de 30 ans. Mais si rien n’a été fait dans le sens de l’assainissement des finances publiques, le député sortant du 1er arrondissement de la commune de Ntoum tient pour responsables les mêmes opposants s’étant récemment exprimés, à l’instar de ceux représentant l’Union nationale et la Coalition pour la nouvelle République (CNR) de Jean Ping.

«Les gouvernements de ceux qui dénoncent aujourd’hui ces mesures ont préféré différer les réformes structurelles indispensables, choisissant le confort de leur position et de leur situation de rentiers au détriment des générations présentes et futures», a-t-il posté, assurant que le gouvernement auquel il appartient a initié ces réformes «sans calcul politique», simplement par refus du statu quo ante.