«Morosité budgétaire de l’Etat» oblige, Alexandre Désiré Tapoyo, président du conseil d’administration de la Société gabonaise de transport (Sogatra), selon l’Agence gabonaise de presse (AGP), se dit favorable à un audit général de cette entreprise parapublique en crise depuis trois ans.

Vers un audit à Sogatra. © D.R.

 

La lettre de cadrage du PCA adressée récemment au directeur général Alphonse Ngnala Oyabi est plutôt explicite : pour sortir de la crise, Sogatra doit se réinventer. Mais avant, il importe de faire le point sur sa situation exacte. Nommé en avril dernier, Alexandre Désiré Tapoyo s’est dit favorable à un audit général du patrimoine de la société.

Alexandre Désiré Tapoyo, PCA de Sogatra. © D.R.

Il s’agit précisément, a exhorté le PCA, de «faire un état des lieux exhaustif de toutes les composantes dudit patrimoine, qu’il s’agisse du cadre bâti ou non bâti, du matériel technique et commercial, du parc automobile, du mobilier et de l’équipement en général». Mais Alexandre Désiré Tapoyo souhaite également que l’audit de la Sogatra s’intéresse aux employés de l’entreprise. Le PCA veut en déterminer le nombre exact actuel et définir le lien de chacun d’eux avec la société, particulièrement ceux intégrés ces deux dernières années.

«Dans ce cadre, le directeur en poste devra instruire le directeur d’administratif et financier de ressortir dans les plus brefs délais la situation réelle et détaillée desdits effectifs. L’évolution et la vérification de la situation statutaire de chaque salarié permettra ainsi d’aller vers une réduction notable de la masse salariale, tel que souhaité par les plus hautes autorités», a-t-il adressé au DG.

Sa proposition d’audit, Alexandre Désiré Tapoyo la justifie par «l’actuelle morosité budgétaire de l’Etat, tout comme les impératifs prudentiels qu’impose le Plan de relance économique de notre pays». Une conjoncture qui, selon lui, impose également que la Sogatra revoit sa copie.

Pour enrayer la crise qui perdure depuis 2015, «la politique commerciale (de la Sogatra) se doit d’être plus offensive, plus novatrice plus attractive et mieux ciblées», a estimé le PCA, invitant la direction générale à mettre en place des «offres nouvelles, innovantes, plus concurrentielles et adaptées aux spécificités du marché des transports en commun dans notre pays». La survie de la société en dépend.