A l’occasion de la quatrième édition du New-York forum Africa, qui s’est déroulée du 28 au 30 août dernier à Libreville, le président de la République a annoncé la création d’une école de musique.

Les signataires de la convention mettant en place le prochain institut africain de musique du Gabon. © D.R.

Les signataires de la convention mettant en place le prochain institut africain de musique du Gabon. © D.R.

 

On le savait passionné de musique. Pour permettre à la jeunesse de profiter de cet art, le président de la République vient d’annoncer la création prochaine d’une académie panafricaine, avec pour ambition de diffuser des enseignements et encourager l’émulation dans la production culturelle et l’industrie des arts et du divertissement.

Le Nyfa 2015 s’est donc refermé à Libreville sur la signature de plusieurs accords, notamment celui portant sur la création de cet institut africain de musique et des arts confié à l’ami et proche d’Ali Bongo, Frédéric Gassita. Un mémorandum d’entente a été signé à ce sujet entre le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, le président de l’African Music Institute (fondation reconnue d’utilité publique), d’une part, et le recteur du Berklee College of Music (Boston, MA.), d’autre part.

Le Berklee College of Music est l’une des plus grandes écoles de musique privées au monde. Avec un effectif d’au moins 4 300 élèves et 500 enseignants, il a déjà obtenu plus de 270 Grammy Awards – récompenses créées en 1958 et décernées chaque année aux États-Unis par la National Academy of Recording Arts and Sciences pour honorer les meilleurs artistes et techniciens dans le domaine de la musique – grâce à ses anciens pensionnaires.

Selon toute vraisemblance, c’est sur un site situé dans le quartier huppé de la Sablière, à la périphérie nord de Libreville, que sera érigé ce campus devant contenir de nombreux espaces à l’exemple d’un studio d’enregistrement aux standards internationaux, des salles d’enseignement, de répétition, de spectacles et de concerts. Il devrait également y avoir un musée et un conservatoire de danse.

Ecouter la musique est l’une des distractions préférées des populations du monde entier. Et les concerts et festivals ne cessent d’accroître leur fréquentation, tout comme les radios musicales ne cessent de se multiplier. On espère donc que l’African Music Institute, conformément au souhait de l’Unesco, permettra que les industries culturelles et créatives impactent sur le développement social, le commerce extérieur, le patrimoine. La première pierre de cette académie devrait être posée en janvier prochain.