Le dimanche 18 juin dernier, le campement Kangaba, lieu de villégiature situé à quelques kilomètres de la capitale malienne, Bamako, a été la cible des attaques djihadistes ayant fait quatre morts dont deux Franco-gabonais. Le Gabon condamne ces actes qu’il qualifie d’ « horribles » et d’ « abjects ».

Le camp de Kangaba encerclé et protégé par les militaires maliens, quelques heures après l’attaque. © D.R.

 

Dans un communiqué du ministère des Affaires étrangères publié le 19 juin, le gouvernement qualifie d’«horribles» et d’«abjects» les attentats intervenus ces derniers jours à travers le monde, notamment celui ayant eu lieu le 18 juin 2017, à Bamako au Mali.

«Cette terrible tragédie ne devrait honorer personne, car ces attaques terroristes ne sont pas seulement dirigées contre le peuple malien, mais contre toute l’humanité qui défend la liberté et les valeurs universelles», souligne le communiqué. Le ministère des Affaires étrangères précise que «le Gabon exprime toute sa solidarité aux autorités maliennes», «présente ses condoléances et exprime sa compassion aux familles des victimes, directes et indirectes, dont celles des deux compatriotes franco-gabonais» dont l’identité n’a pas été révélée.

Dans ce contexte, le Gabon a réaffirmé son engagement à lutter contre le terrorisme sous toutes ses formes et manifestations, tout en condamnant avec «la plus grande fermeté cette attaque qui nous rappelle avec effroi, qu’aucun pays n’est à l’abri du terrorisme».

Le bilan de cette attaque fait par le ministre de la Sécurité intérieure et de la Protection civile, le général Salif Traoré est de quatre assaillants  «neutralisés», quatre clients tués et sept autres blessés.