A l’issue d’une assemblée générale tenue le 23 août à Libreville, le Syndicat des médecins fonctionnaires gabonais (Symefoga) a décidé de reprendre, à compter du 27 août, les prescriptions des assurés de la Caisse nationale d’assurance maladie et de garantie sociale (CNAMGS).

A l’instar du CHUL (photo), les médecins membres du Symefoga vont reprendre, à compter du 28 août 2018, les consultations des assurés CNAMGS dans l’ensemble des structures agréées. © over-blog-kiwi.com

 

Plus d’un mois après l’arrêt de l’utilisation des feuilles de soin et des bons d’examens des assurés de la Caisse nationale d’assurance maladie et de garantie sociale (CNAMGS), le Syndicat des médecins fonctionnaires gabonais (Symefoga) a mis de l’eau dans son vin. A l’issue de l’assemblée générale organisée le 23 août à Libreville, le syndicat a décidé de reprendre les prescriptions CNAMGS.

«Nous avons observé un mouvement pendant un mois, consistant à ne pas prescrire sur les bons d’examens et ordonnances de la CNAMGS», a rappelé le président du Symefoga. «Nous reprenons les consultations du fait que la CNAMGS a pu verser 2 milliards sur les 11 dus par rapport à sa dette. Nous avons toujours dits que la CNAMGS constitue plus de 90% des patients. Si ces 90% ne sont pas payés, il n’y a plus de consommables pour les malades. Mais au regard du petit geste de la CNAMGS, nous sommes obligés de reprendre les consultations lundi prochain», a annoncé Adrien Mougougou, relayé par L’Union.

Toutefois, le syndicat a rappelé que le mouvement d’humeur a été lancé en réaction aux mesures d’austérité appliquées par le gouvernement. «Nous refusons que l’on touche aux salaires des médecins», a insisté Adrien Mougougou. Dans le même sens, le Symefoga a boudé la mesure relative au système de pointage. «Ce système ne concorde pas avec le fonctionnement des hôpitaux. Car, les agents travaillent de lundi à dimanche», a justifié le président du syndicat.

Reste à savoir combien de temps durera la reprise des prescriptions CNAMGS. Une partie de la réponse réside certainement dans la prise en compte ou non des doléances des médecins fonctionnaires face aux mesures d’austérité : la non décote de leurs salaires et la non application du système de pointage.