Depuis le 1er mai 2017, les tarifs de l’assurance automobile en vigueur depuis 1996 sont de nouveau applicables en territoire gabonais, en attendant les tarifs réglementaires en étude au niveau de la Conférence interafricaine des marchés d’assurance (Cima).

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Après les communiqués visant la sensibilisation des populations, usagers des produits d’assurance, les tarifs en cours depuis 1996 sont de nouveau appliqués le 1er mai, en ce qui concerne principalement l’Assurance responsabilité civile obligatoire et les garanties facultatives. Selon la Fédération gabonaise des sociétés d’assurance (Fegasa), à l’origine de ce réaménagement, cette démarche vise à adapter le marché d’assurance au contexte économique et à harmoniser les coûts sur le marché gabonais. Les acteurs du secteur ne respectant, en effet, plus ces tarifs.

En mars dernier, ils ont été revus de manière consensuelle par la Fegasa, après concertation entre les entreprises et les intermédiaires. Avec ce réaménagement, la Direction nationale des assurances (DNA) avait donné son aval afin que ces taux soient appliqués, en attendant que les propositions de tarifs qu’elle-même envisage soient validées par la Conférence interafricaine des marchés d’assurances (CIMA). C’est après cette approbation que de nouveaux tarifs réglementaires seront appliqués sur l’ensemble du territoire, à travers un arrêté du ministère de tutelle.

«Pendant de nombreuses années, certains opérateurs du secteur ne respectaient pas ces tarifs. Ce qui a conduit à des situations complexes car lorsqu’il y avait un sinistre, on se rendait compte que la grille appliquée au moment de la souscription ne correspondait pas au coût réel du sinistre», a expliqué le Secrétaire général de la Fegasa, Patrick Mabika, relayé par le site gaboneconomie.net.

Ce qui a induit la course au chiffre d’affaires de sorte que les acteurs ne respectaient plus les minima, créant du dumping. En remettant en application ces tarifs, l’ambition reste d’assainir la branche automobile du marché d’assurance et de faire en sorte que les assureurs soient efficacement à même de répondre aux engagements en cas d’incidents. «Quand on ne prend pas la bonne prime, au moment du sinistre, on n’est pas capable d’honorer ses engagements», a dit Patrick Mabika. Cela peut par exemple expliquer pourquoi, par le passé, il y a eu des lourdeurs dans le paiement des indemnités.