Si le vice-Premier ministre en charge de l’Urbanisme a récemment critiqué le rejet par les députés de son projet de ratification de l’ordonnance portant orientation de l’urbanisme en République gabonaise, le groupe du Parti démocratique gabonais (PDG) à l’Assemblée nationale a donné les véritables raisons ayant justifié ce rejet.

André Dieudonné Berre, le président du groupe parlementaire PDG à l’Assemblée nationale. © dialoguepolitique2017.ga

 

L’«impréparation». Telle est l’une des principales raisons ayant justifié le rejet «à l’unanimité» du projet d’ordonnance portant orientation de l’urbanisme en République gabonaise, présenté par Bruno Ben Moubamba, le 20 juin, à l’Assemblé nationale. Devant les députés avec lesquels il avait déjà eu maille à partir en novembre 2016, le vice-Premier ministre en charge de l’Urbanisme aurait fait preuve d’amateurisme. C’est, en tout cas, le sentiment des membres du groupe parlementaire PDG, qui ont exprimé, le 25 juin, leur «indignation» et leur «étonnement» à la suite du post du VPM sur son compte Facebook, cinq jours plus tôt. Fâché de ce que son projet n’ait pas été voté, le membre du gouvernement les avait considérés comme des «traitres» qui «préfèrent le désordre» au «Nouvel ordre urbanistique» qu’il défend depuis sa nomination.

Il s’agit d’«affirmations erronées» et «irresponsables», a indiqué André Dieudonné Berre. Pour le président du groupe parlementaire PDG à l’Assemblée nationale, «la réalité est tout autre» : «Lors de son audition devant la commission de la planification de l’aménagement du territoire, monsieur le vice-Premier ministre Bruno Ben Moubamba a été incapable de donner des réponses cohérentes et convaincantes aux questions et aux préoccupations pertinentes des députés.»

Froissé par les propos du VPM qui, dans un autre post, a promis revenir à la charge à son retour de Paris, tout en espérant qu’il trouve une Assemblée nationale autre que celle à laquelle il a eu affaire, les députés PDG ont tenu à rappeler au ministre que «l’Assemblée nationale est une institution républicaine qui mérite respect et considération». Aussi, ont-ils jugé utile de rectifier les propos de Bruno Ben Moubamba : «Les députés n’ont rejeté ni la réforme de l’ANUTTC ni le nouvel ordre urbanistique, qui ne figurait nullement dans l’ordonnance soumise à ratification