Comptant parmi les jeunes cadres de l’Union nationale (UN) les plus virulents à l’encontre du pouvoir ces dernières années, Firmin Ollo Obiang a officialisé, mercredi 20 juin, sa candidature à l’investiture de son parti pour les prochaines législatives à Libreville.

Firmin Ollo Obiang, candidat à l’investiture de l’UN pour les prochaines législatives à Libreville. © D.R.

 

Elu conseiller municipal au premier arrondissement de Libreville à la suite des élections locales de 2013, Firmin Ollo Obiang se verrait bien député. Hier, sur les réseaux sociaux, le coordonnateur national du Mouvement des jeunes de l’Union nationale (MJ-UN) a officialisé sa candidature à l’investiture de son parti pour les prochaines législatives. Il envisage de se présenter cette fois au premier siège du deuxième arrondissement de Libreville (Nkembo). «C’est le siège de la jeunesse», avait-il déjà posté sur sa page Facebook le 15 juin.

Si Firmin Ollo Obiang veut aller aux législatives, c’est pour lutter contre l’injustice. «Quelle que soit la difficulté, le combat pour la justice ne finit que lorsqu’on ne voit plus l’injustice. Mais comme il y a encore de l’injustice, comme on tue encore nos parents et qu’on nous demande de ne rien faire, il y a lieu de continuer la lutte. Je vous invite à poursuivre cette lutte avec moi», a déclaré l’ancien leader estudiantin, invitant les jeunes à s’inscrire «librement» sur les listes électorales dans la circonscription qu’il entend briguer.

La candidature à l’investiture de Firmin Ollo Obiang est loin d’être une volonté subite. Son annonce semble avoir été mûrie. Ces derniers mois, son parti l’a impliqué dans ses différentes sorties, comme pour le présenter aux populations, y compris à l’intérieur du pays. Connu pour sa véhémence à l’encontre du pouvoir, le coordonnateur national du MJ-UN, est mis à contribution dans le cadre de la campagne initié récemment par l’UN contre le boycott des prochaines législatives.

«Si notre constitution annulait toute élection qui présenterait une abstention plus élevée que la participation, j’aurai moi aussi boycotté les législatives. Mais il n’en est rien. Pour cent votants contre des milliers d’abstentions, l’élection est validée. L’abstention ne sauve donc pas. Elle donne plutôt aux avatars du PDG la latitude de décider de notre vie commune», a récemment expliqué le jeune cadre de l’UN, plusieurs fois incarcéré pour ses prises de position.