Le Conseil des ministres du 26 janvier 2018 a annoncé l’adoption de quatre (4) projets d’ordonnances initiés par le ministère de l’Intérieur, relatifs notamment au découpage des circonscriptions électorales et à l’augmentation du nombre de députés de l’Assemblée nationale qui passe de 120 à 143.

A l’issue des prochaines élections législatives, le nombre de locataires du palais Léon Mba passera de 120 à 143 députés. © D.R.

 

L’Assemblée nationale gabonaise comptera désormais 143 députés au lieu des 120 qui ont toujours siégé au palais Léon Mba. C’est l’une des annonces phares du dernier Conseil des ministres qui a ainsi entériné la mise en place de certaines conclusions des Actes du Dialogue politique d’Angondjé.

Sur proposition du ministre de l’Intérieur, ce sont quatre (4) projets d’ordonnances qui ont en effet été adoptés. Il s’agit du projet d’ordonnance modifiant et complétant la loi n° 7/96 du 12 mars 1996 portant dispositions communes à toutes les élections politiques ; de celui portant modification de certaines dispositions de la loi organique n° 11/96 du 15 avril 1996 relative à l’élection des députés à l’Assemblée nationale ; du projet d’ordonnance portant fixation et répartition des sièges de députés par province, département et commune  et du projet d’ordonnance modifiant certaines dispositions de la loi n° 17/96 du 15 avril 1996 portant dispositions spéciales relatives à l’élection des députés à l’Assemblée nationale.

S’agissant principalement du deuxième projet de texte, il s’articule autour de l’adoption du scrutin majoritaire, uninominal à deux (2) tours ; l’augmentation du nombre de sièges des Députés et l’adoption du principe du cumul des mandats sans cumul des rémunérations.

Le troisième texte, quant à lui, prend en compte, également, les recommandations du Dialogue Politique et les circonscriptions électorales nouvellement créées. Il dispose en effet que «le nombre de siège de députés passe de cent vingt (120) à cent quarante-trois (143), soit une augmentation de vingt-trois (23) sièges».

Selon le communiqué du Conseil des ministres, il est attribué à chaque arrondissement de commune, un siège de député à l’exception de la commune de Libreville qui dispose de deux (2) sièges par arrondissement.

«Sont concernés par cette disposition, tous les autres chefs-lieux de province ainsi que les Communes d’Akanda, d’Owendo et Ntoum dans la province de l’Estuaire et de Moanda dans la province du Haut-Ogooué», explique le Communiqué final du Conseil des ministre qui ajoute que «s’agissant des Communes non-subdivisées en arrondissements et dont les sièges couvrent en même temps la Commune elle-même, le district et une partie du Département, les pondérations faites ont permis de créer un siège supplémentaire».

Au final, le nombre de députés à élire à l’Assemblée nationale est de cent quarante-trois (143). Les provinces de l’Estuaire et du Haut-Ogooué se partagent, à elles seules 49 députés, soit 26 pour la première citée et 23 pour la deuxième.

Cette nouvelle répartition donne 26 pour l’Estuaire, 23 pour le Haut-Ogooué, 10 pour le Moyen-Ogooué, 18 pour la Ngounié, 11 pour la Nyanga, 12 pour l’Ogooué-Ivindo, 12 pour l’Ogooué-Lolo, 13 pour l’Ogooué-Maritime et 18 pour le Woleu-Ntem.

Avec ce redécoupage et cette augmentation du nombre de députés à l’Assemblée nationale, il est clair que l’on s’achemine inexorablement vers l’organisation des législatives, cette année comme l’a promis Ali Bongo dans son discours de fin d’année.