Ecartelés entre le sentiment de brimade de la part du siège dakarois et la déconsidération des responsables de la représentation nationale de la structure, les agents de l’Agence pour la sécurité de la navigation aérienne en Afrique et à Madagascar (Asecna) de Port-Gentil rongent leur frein depuis des mois. Une grève a été évitée de peu.

Illustration. © Michael Payet

 

La ministre des Transport Flavienne Mfoumou Ondo, en compagnie des agents de l’Asecna de Port-Gentil. © Gabon 24

En mai dernier, une grève avait été évitée de peu à Port-Gentil. Les agents de l’Asecna, se sentant brimés par rapport à d’autres au niveau national avaient exprimé une douzaine de préoccupations liées notamment à leurs carrières. Si la direction générale avait tôt réagi, en acceptant d’ouvrir les discussions avec les représentants du personnel dès le 11 mai 2017, plus de deux mois après, au ministère des Transports et de la Logistique, l’on prétend que ce sentiment de brimade est principalement dû à une sorte de mise à l’écart par le siège de la structure à Dakar. Les préoccupations de la représentation du Gabon ne seraient pas assez, voire pas du tout, prises en compte. C’est du moins ce qu’a tenté de faire croire Flavienne Mfoumou Ondo, lors d’une récente rencontre avec les agents de Port-Gentil, où elle s’est rendue en compagnie du directeur général de l’Agence nationale de l’aviation civile (Anac).

«L’Asecna regroupe 18 pays, dont le Gabon fait partie. Mais nous remarquons que la direction générale de l’Asecna (à Dakar) ne tient pas vraiment compte de nos préoccupations. J’ai l’intention d’obtenir de cette direction générale ce qu’il revient de plein droit au Gabon», a promis la ministre des Transports et de la Logistique sur Gabon 24.

Seulement, à Port-Gentil, les agents ont d’autres préoccupations. En gros, ils réclament de meilleures conditions de vie et de traitement. Parmi les 13 préoccupations soumises, il y a plus de deux mois aux responsables nationaux, on cite : l’assurance d’un plan de carrière équitable à tous les travailleurs, le paiement des frais des indemnités des stages de 2015 et 2016, le besoin de renforcement des effectifs avec l’affectation de nouveaux agents, l’indexation de l’indemnité de mutation sur le volet per diem et l’opérationnalité de l’infirmerie.

S’ils avaient prévu entrer en grève dès le 24 juillet, au terme du préavis adressé à la direction générale, les agents de Port-Gentil ont su faire baisser la tension. D’autant que les discussions avec les responsables ainsi qu’avec la ministre ont permis de clarifier la situation. De nouvelles promesses de réponse favorable à leurs différentes préoccupations leur ont été faites. Ils disent attendre la matérialisation de ces promesses jusqu’en début septembre 2017.