Jumelée avec l’atelier de restitution de l’étude de faisabilité relative à la création de la chambre nationale des métiers du Gabon, la première journée nationale de l’Artisanat au Gabon été lancée le 21 novembre à Libreville.

Le Premier ministre, Emmanuel Issoze Ngondet coupant le ruban symbolisant le lancement de la journée nationale de l’artisanat au Gabon, Libreville, le 21 novembre 2018. © Gabonreview

 

Le Gabon, par l’entremise du ministère de l’Artisanat, a lancé sa première journée nationale de l’artisanat, le 21 novembre à Libreville. Prévue s’étaler sur trois jours, elle vise à valoriser l’artisanat gabonais.

Pour son lancement, la journée a été marquée par une exposition des produits fabriqués par les artisans gabonais réunis au sein de la Confédération des artisans et de la petite entreprise du Gabon (Capeg). Plusieurs de ces petites entreprises y ont exposé leurs produits : Timba Beer, Odika shop, Masques du Gabon, Olamba Dzanvoune étoile, etc.

Selon le ministre de l’Artisanat, Carmen Ndaot, cette journée honore «l’artisanat gabonais et démontre son immensité. Cette journée honore surtout le travail concret des milliers des gabonais qui, chaque jour, répondent aux besoins de la population gabonaise dans ses secteurs aussi variés». L’ambassadeur de France voit en cette journée «une occasion de mettre en valeur celles et ceux qui font, qui créent, qui transmettent», a estimé Philippe Autie.

Organisée en collaboration avec l’Ambassade de France au Gabon, la journée nationale de l’artisanat a été jumelée avec l’atelier de restitution de l’étude de faisabilité relative à la création de la chambre nationale des métiers du Gabon.

Présentée par Rafael Paniaguia, membre de l’assemblée permanente de la chambre des métiers et de l’artisanat, cette étude découle d’un partenariat noué entre l’Assemblée permanente des chambres de métiers de l’Artisanat (APCMA), le ministère des PME, avec l’appui de l’ambassade de France.

Menée de mai 2017 et juin 2018 par les experts de la chambre des métiers de France et celle du Burkina-Faso, l’étude est partie d’un constat simple : le développement de l’artisanat au Gabon est fragilisé par une faible organisation du secteur. Une meilleure organisation et une professionnalisation appropriée de l’ensemble de segments de métiers permettront une mutation notable de ce secteur.

A ces préconditions, Rafael Paniaguia y ajoute la «diversification de l’économie des produits de l’artisanat, l’apprentissage, et la formalisation de la fiscalité incitative». Pour assurer sa pérennité, la chambre de métiers devra «consolider les organisations professionnelles au niveau national et assurer l’appropriation par la profession du projet de la création de la chambre de métiers». Elle doit surtout «œuvrer pour générer ses ressources propres, avoir un poids important dans l’économie et avoir une équipe dynamique d’agents créatifs et dynamiques avec des compétences techniques et solides».

Tout ceci exige «la finalisation de textes règlementaires, l’inclusion de toutes les provinces, la mobiliser les ressources disponibles à l’installation de la chambre et un équilibre entre les ressources disponibles et la prise en compte des échelons régionaux», a recommandé Rafael Paniaguia aux autorités gabonaises.

Auteur : Jean-Thimothé Kanganga