Le membre du gouvernement a présenté aux députés son projet de loi portant orientation de la politique nationale de l’artisanat. Un sujet qui le préoccupe depuis sa nomination à la tête du ministère des Petites et moyennes entreprises (PME), de l’Entrepreneuriat national et de l’Insertion des jeunes.

Biendi Maganga Moussavou, le ministre en charge des PME, devant les députés, le 6 décembre 2017. © D.R.

 

Biendi Maganga Moussavou ne s’est pas défait de sa volonté de mieux gérer le secteur de l’artisanat au Gabon. En avril dernier, à l’occasion d’une séance de travail avec les responsables de la Chambre de commerce, le ministre en charge des PME avait déjà présenté quelques aspects de ce qu’il entendait faire pour mieux organiser le secteur. Son ambition est de permettre aux artisans d’être intégrés de façon effective dans le tissu économique du pays qui vise la diversification, tout en les protégeant et en leur donnant l’opportunité de bénéficier d’un label.

Devant les députés, mercredi 6 décembre, soit deux mois après son adoption par le Conseil des ministres, en septembre dernier, le membre du gouvernement a officiellement présenté son projet de loi portant «Orientation de la politique nationale de l’artisanat».

Ce projet de loi élaboré sur 8 titres et 52 articles, a expliqué son auteur, part d’un constat. Parmi les corporations prises en compte par la dénomination «entrepreneuriat national», à l’instar des PME et des acteurs de l’économie sociale et solidaire, «seul l’artisanat n’a pas encore bénéficié d’un cadre juridique permettant d’accompagner efficacement l’artisan dans l’exercice de son métier». Or, de l’avis de Biendi Maganga Moussavou, «cette situation constitue une entrave à son développement, à la promotion des activités qui lui sont dévolues et la dévaluation de sa réelle contribution à l’économie nationale».

L’adoption d’une véritable politique nationale de l’artisanat vise donc à doter le secteur d’un cadre juridique. Ce projet de loi «précise le cadre général de l’artisanat, définit les différents domaines qui le composent, stratifie les activités du secteur, met en place un organe d’échanges permanents dont l’action vise à aboutir à la normalisation du secteur». Selon Biendi Maganga Moussavou, son projet répond également à la nécessité d’«autonomiser les Gabonais économiquement faibles», tout en promouvant l’identité culturelle nationale.

Le ministre en charge des PME a également proposé aux élus de l’Assemblée nationale, la création de la Chambre nationale des métiers. Cette structure se présente comme un «organe de régulation et de lutte contre l’artisanat informel et d’échanges permanents qualitatifs».