159 pièces d’art d’Afrique et d’Océanie conservées dans le Palais Stoclet à Bruxelles, pendant des décennies et jamais présentées sur le marché de l’art depuis leur acquisition par le financier et protecteur des arts Adolphe Soclet, seront mises aux enchères le 30 octobre 2018 chez Christie’s Paris. Six de ces pièces sont d’origine gabonaise.

Quatre des six œuvres culturelles gabonaises aux enchères chez Christie’s Paris. © Gabonreview

 

Pendant que le ministre Alain Claude Bilie-By-Nze et son équipe réfléchissent sur les mécanismes de facilitation pour le rapatriement des œuvres culturelles gabonaises disséminées à travers le monde, la maison de ventes aux enchères Christie’s annonce son opération «Art ancien d’Afrique et d’Océanie». Celle-ci est destinée à la dispersion de 159 pièces d’art d’Afrique et d’Océanie, dont six originaires du Gabon.

Pour cette occasion, les «Aficionados» d’œuvres africaines et océaniques anciennes devront envisager de payer au moins plusieurs centaines de milliers d’euros pour acquérir l’une des pièces de cet ensemble. Pour celles issues du Gabon, il s’agit du masque Vuvi (20 mille-30 mille euros), de la figure de reliquaire Kota (7 milles à 10 mille euros), du masque Kwelé Pibud ( entre 150 mille euros à 200 mille euros), de la figure reliquaire fang Eyéma Byéri (entre 700 mille et 1 million 200 euros) et le masque fang Ngil qui constituera le clou de cette vente chez Christie’s à Paris et dont l’estimation reste conditionnée à la demande.

«L’art ancien d’Afrique et d’Océanie correspond à des marchés à fort potentiel, et notamment pour les œuvres de premier plan dans chaque niche (donc à différents niveaux de prix). Compte tenu des critères de sélection du marché de l’art, les volumes en pièces authentiques y sont beaucoup plus faibles que dans toute autre grande spécialité», assure le responsable de l’art africain et océanien chez Christie’s à Paris, Bruno Claessens.