La ministre des Transports et de la Logistique a récemment représenté le Gabon au 11e conseil d’administration de l’Académie régionale des sciences et techniques de la mer (ARSTM) à Lomé au Togo.

Estelle Ondo et ses homologues, le 28 février 2018 à Lomé au Togo. © Gabonreview

 

Officiellement ouverte aux étudiants des 15 pays du continent, à l’instar du Gabon, l’ARSTM a tenu du 28 février au 1er mars son 11e conseil d’administration à Lomé au Togo. Estelle Ondo la ministre gabonaise des Transports et de la Logistique y a pris part. Placée au centre des préoccupations, l’insuffisance des fonds nécessaires au fonctionnement de l’institution a été l’un des principaux sujets de débat entre les participants.

Photos de famille des participants au terme du 11e conseil d’administration de l’ARSTM. © Gabonreview

Selon Ninsao Gnofam, les Etats partenaires, hormis la Côte d’Ivoire qui abrite le siège de l’académie, ne sont pas toujours à jour de leurs cotisations. «Le montant des retards de cotisation sont assez importantes. Certains Etats membres ne se sont pas acquittés de leurs contribution depuis 10 ans», a déploré le ministre togolais des Infrastructures et des Transports, relevant toutefois que les difficultés de financement rencontrées ces derniers temps ne sont pas l’apanage de l’ARSTM. D’autres établissements régionaux ou sous-régionaux rencontrent, selon lui, les mêmes. Aussi, ne désespère-t-il pas de voir la situation de l’institution s’améliorer dans quelques mois.

 «L’Académie est une grande institution de formation des jeunes aux métiers de la mer, allant du pilotage à l’industrie maritime. Or, aujourd’hui, avec le développement et tout l’attention portée sur l’économie bleue, nous travaillerons avec la complicité de tous les ministres collègues, membres du conseil d’administration, afin de relever le défi, en versant tous nos cotisations dans le but de permettre à notre institution de remplir ses missions», a-t-il déclaré, au terme de la première journée de travail. Son homologue guinéen, Oyé Guilavogui, ex-président du conseil d’administration, a quant à lui mis en garde les Etats membres du risque de fermeture de l’institution si leurs contributions tardaient encore à venir.

Le fonctionnement de cette institution, créée en 1987, nécessité un financement d’environ 30 millions de dollars, soit plus de 16 milliards de francs CFA. Sise à Abidjan en Côte d’Ivoire, l’institution régionale est composée de trois établissements d’enseignement dont deux grandes écoles : l’Ecole supérieure de navigation (ESN) qui assure la formation des officiers de la marine marchande ainsi que celle des techniciens supérieurs en maintenance industrielle et en télécommunication ; l’Ecole supérieure des transports maritimes (ESTM) qui forme les personnels non navigants, en l’occurrence, les cadres moyens et supérieurs sédentaires des entreprises auxiliaires des transports maritimes ; et le Collège d’enseignement et d’apprentissage maritime (CEAM) assurant la formation du personnel d’appui et des équipes destinées à exercer leurs fonctions dans les services de pont et machine ainsi que dans ceux de la pêche.