Réuni le 31 mai, le conseil d’administration de Satram-EGCA n’a pas caché sa satisfaction après l’arrestation, 24 heures plus tôt, du syndic en charge du redressement judiciaire du prestataire de logistique intégrée au service de l’industrie pétrolière.

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24 heures après l’arrestation de Me Edo Rufin Dubernard, syndic en charge du redressement judiciaire de Satram-EGCA, le conseil d’administration du Groupe a réagi à cette mesure. Présidé par Mustapha Aziz, le conseil d’administration s’est en effet réuni, le 31 mai pour «étudier les développements survenus hier suite à l’arrestation du syndic Me Edo Rufin Dubernard imposé au Groupe par le tribunal de 1re instance de Port-Gentil».

Entendu dans le cadre de l’opération Mamba, la semaine dernière, Me Edo Ruffin Dubernard a été interpelé le 30 mai dans la cité pétrolière. Certaines sources indiquent qu’il aurait tenté de quitter le pays, alors que d’autres attestent plutôt qu’il n’aurait pas obtempéré à une convocation à Libreville, poussant ainsi le B2 (2e bureau : service de contre ingérence de la Sécurité militaire) de la capitale administrative à ordonner son astreinte.

Dans tous les cas, Mustapha Aziz a salué cette arrestation qu’il assimile à «un acte de salubrité publique qui aidera certainement à établir une relation de confiance entre l’Etat de droit et les investisseurs». Et ce dernier de lancer un «fervent appel» à l’ensemble du personnel de Satram, pour se «remettre au travail derrière la direction légitime représentée par le directeur général Said Znaki».

Dans le cadre de cette affaire, le conseil d’administration de Satram sollicite l’organisation d’une audience expresse à la Cour d’Appel de Port-Gentil. Objectif : «suspendre l’ordonnance confuse du 21 février» et permettre le retour au «règlement préventif». Le président du conseil d’administration du Groupe a du reste eu une pensée pour les employés cumulant plusieurs mois d’arriérés de salaires.

A ces derniers, Mustapha Aziz a assuré que des actions seront prises pour remédier à leur «situation sociale, salariale, dans les meilleurs délais». Tout comme il a promis «créer un climat de confiance mutuelle pour sauver le Groupe du sort qu’on voulait lui réserver par le syndic incriminé». Dans sa série de demandes aux salariés, le conseil d’administration a mis ces derniers en garde contre quatre personnes (Nicaise Edzang, Jean René Ogandaga, Jocelin Maganda et Félicien Banier), présentées comme les «instigateurs des mouvements contre la sécurité de l’Etat et la stabilité de l’entreprise».

Décidé à laver l’honneur du Gabon et du Maroc, dans le cadre de cette affaire, le président du conseil d’administration du Groupe s’est engagé à mettre en œuvre «un plan de relance».