Intervenant le week-end écoulé lors du meeting organisé par la Coalition pour la nouvelle République (CNR) à Libreville, Armele Yembi, représentante des femmes, a interpelé la présidente du Sénat sur son «silence assourdissant» face au non respect de l’article 13 de la Constitution.

Armelle Yembi, le 15 décembre 2018, lors du meeting de la CNR, à Libreville. © Gabonreview

 

Pour l’aile dure de l’opposition gabonaise, deux mois après le début des ennuis de santé d’Ali Bongo, la vacance du pouvoir aurait déjà dû être prononcée, conformément à l’article 13 de la Constitution. Pour Armele Yembi, militante de l’Alliance démocratique et républicaine (Adere), Lucie Milebou-Mboussou aurait donc dû être installée pour assurer l’intérim du président de la République.

Samedi, à la faveur du meeting de Jean Ping à son quartier général des Charbonnages, la représentante des femmes s’est étonnée du silence de la présidente du Sénat devant ce qu’elle présente comme une violation de la loi fondamentale du Gabon.

«Mme Lucie Milebou, présidente du Sénat, que dites-vous ? Comme Marie Madeleine Mborantsuo, trouvez-vous aussi une lacune à l’article 13 du chapitre 3 de notre loi fondamentale qui stipule qu’en cas de vacance de la présidence de la République pour quelle que cause que ce soit ou d’empêchement définitif constaté par la Cour constitutionnelle saisie par le gouvernement le président du Sénat exerce provisoirement du président de la République ?», a interrogé Armele Yembi.

«Votre silence assourdissant face à ce qui ressemble à un complot contre vous, contre le peuple souverain, contre la République, fait de vous une complice de cet acte de haute trahison. Réagissez et agissez, bon sang, Mme Lucie, dans l’intérêt supérieur de la nation !», a adressé à la présidente du Sénat la militante de l’Adere et membre du bureau de Dynamique unitaire.