Près de deux semaines après l’échec du congrès extraordinaire du Front démocratique et culturel (FDC), Quentin Ben Mongaryas accuse Jean-François Ntoutoume Emane d’avoir peu investi d’argent pour la fusion prévue, et surtout de l’avoir humilié à son domicile.

Quentin Ben Mongaryas et Jean-François Ntoutoume Emane : l’impossible cohabitation ? © Wilfried Mbinah / D.R. / Gabonreview

 

Attendue, voire espérée par certains militants et sympathisants de l’opposition proches de la Coalition pour la nouvelle République (CNR), la fusion entre le FDC et le Mouvement patriotique et démocratique pour la refondation de la République (MPDR) de Jean-François Ntoutoume Emane n’a pu être possible. Le congrès extraordinaire du 22 décembre dernier a simplement été annulé avant même d’avoir commencé. Aucune raison n’avait été donnée par les organisateurs aux personnes présentes dans la salle à l’Hôtel Triomphal (Libreville) où était prévue la rencontre.

Près de deux semaines après, Quentin Ben Mongaryas accuse. Il rend responsable l’ancien Premier ministre de l’échec de cette fusion. Jean-François Ntoutoume Emane, selon le président du FDC, n’aurait pas consenti à mettre plus d’argent pour l’organisation dudit congrès. Le président du MPDR se serait notamment abstenu «de prendre en charge les délégués du Moyen-Ogooué, de s’acquitter des frais de transport des militants de Libreville, de mettre à la disposition des délégués des bus de transport à des endroits précis de ramassage», rapporte le quotidien L’Union du 4 janvier. De plus, Quentin Ben Mongaryas n’aurait pas perçu tout l’argent promis par l’ancien maire de Libreville. En gros, le MPDR ne se serait pas conformé à l’accord trouvé avec le FDC.

Pis, Quentin Ben Mongaryas et ses collaborateurs disent avoir été humiliés par le président du MPDR, alors qu’ils s’étaient rendus chez lui, il y a quelques jours pour tenter d’avoir des explications sur son nouveau comportement. «Jean-François Ntoutoume Emane n’aurait pas daigné les recevoir en les faisant poireauter sous la pluie pendant plus de deux heures». Résigné, le président du FDC n’envisage plus de se rapprocher d’aucun parti politique pour une quelconque fusion. «Le FDC, qui est un parti politique citoyen, ne se laisserait pas intimider ni phagocyter par personne», prévient Quentin Ben Mongaryas.