Suite à l’accident survenu, le week-end dernier, sur la Nationale 1, le gouvernement a interdit tous les voyages de nuit.

Policiers sur la Nationale 1. © D.R.

Policiers sur la Nationale 1. © D.R.

 

Le gouvernement a décidé d’interdire les voyages de nuit aux entreprises de transport terrestre disséminées dans le pays. Cette décision a été prise au cours d’une réunion de crise convoquée le 7 août dernier par le Premier ministre, à la suite de l’accident survenu un jour auparavant sur l’axe Oyane-Kango et qui a causé 18 décès et cinq blessés. Pour faire respecter cette décision, le ministère de la Défense nationale a annoncé le déploiement de gendarmes sur les routes, dès la semaine en cours.

L’accident de la nuit du 5 au 6 août 2016 à Kango. © D.R.

L’accident de la nuit du 5 au 6 août 2016 à Kango. © D.R.

Pour le gouvernement, qui a pris en charge les victimes de l’accident tout en mettant en place une cellule d’aide psychologique pour leurs parents, il s’agit de lutter contre les risques que représentent les voyages nocturnes. Visiblement prisés par les transporteurs, ces déplacements sont jugés rentables. L’on en compte en moyenne quatre par jour et par entreprise, à raison de deux en partance pour l’arrière-pays et autant qui en reviennent. La nuit étant relativement plus calme en termes de circulation, les chauffeurs ont tendance à préférer ce moment. Sauf que, des clients affirment que c’est également dans la nuit qu’ils sont le plus enclins aux excès de vitesse.

De même, il se dit qu’une concurrence s’est installée entre chauffeurs, chacun d’entre eux s’efforçant de faire le plus grand nombre de voyages. «Entre eux, ils font la course, et lancent quelques fois des paris pour déterminer qui arrivera le plus vite à destination», a témoigné une passagère. C’est pour faire cesser ces comportements que le gouvernement envisage de renforcer les mesures de sécurité sur la route, tout en promettant d’être plus stricte contre les contrevenants. D’aucuns l’ont, d’ailleurs, invité à lancer une campagne de sensibilisation à cet effet.

Les raisons de la collision survenue dans la nuit du 5 au 6 août au village Evinayong dans le Komo-Mondah entre un camion de marchandise et un bus de transport n’ont pas encore été déterminées. Le procureur de la République a annoncé l’ouverture d’une enquête. Les blessés suivent actuellement des soins intensifs dans des unités sanitaires.