Les agents de l’Agence nationale de l’urbanisme des travaux topographiques et du cadastre (ANUTTC) ont relancé leur grève «illimitée», lundi 24 juillet, pour réclamer, entre autres, le paiement de deux mois d’arriérés de salaire.

Le siège de l’ANUTTC fermé, le 24 juillet 2017. © D.R.

 

Ils avaient déjà déserté leurs bureaux le 11 janvier dernier pour réclamer le paiement de leur salaire de décembre 2016. Lundi 24 juillet, rebelote ! Les agents de l’ANUTTC ont décidé de bloquer toutes les entrées du siège sis au carrefour Boulingui à Oloumi (Libreville). Le motif est quasiment le même qu’il y a six mois : le paiement d’arriérés de salaire.

Cette fois, il s’agit du paiement de deux mois de salaire que les agents n’ont pas vu passer. Une situation que les fonctionnaires de cette structure ne connaissent déjà que trop bien. Ils ne seraient pas officiellement reconnus en tant que fonctionnaires détachés à l’ANUTTC au niveau du ministère de la Fonction publique.

En janvier 2017, un agent faisait remarquer que, bien qu’étant détaché dans cette agence, il leur avait été signifié que c’est désormais l’ANUTTC qui devait se charger de leur verser leurs salaires, et que leur transfert s’était fait «sans solde». Une confusion qui avait fait naître des tensions entre la direction générale de l’Agence et les fonctionnaires.

Deux mois après, la tension ne semble toujours pas être tombée. En plus des deux mois d’arriérés de salaire, les agents réclament l’amélioration de leurs conditions de travail, la régularisation des cotisations à la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) et à la Caisse nationale d’assurance maladie et de garantie sociale (CNAMGS). Plus curieux, ils réclament également l’attribution de parcelles de terrain.