Les OSC membres de la plateforme « Gabon Ma Terre Mon Droit» demande au gouvernement d’’annuler l’élargissement des compétences de l’Agence nationale des parcs nationaux (ANPN).

Ni le bilan ni l’espoir affiché récemment par Lee White n’ont convaincu la plateforme GMTMD. © ANPN

 

Ces associations s’interrogent sur le bien-fondé de l’adoption du projet d’ordonnance portant modification et suppression de certaines dispositions de la loi n°003/2007 du 27 août 2007 relative aux parcs nationaux et d’un décret portant création et organisation de l’Agence nationale pour la préservation de la nature

Dans un communiqué rendu public le 12 avril 2017, les OSC membres de la plateforme GMTMD affirment que contrairement aux affirmations de l’ancien secrétaire exécutif de l’Agence nationale des parcs nationaux (ANPN), Lee White, cette réforme va conduire au désastre.

Si pour Lee White le projet d’ordonnance mettant en place l’Agence nationale pour la préservation de la nature, doit être salué et apparaît comme «une décision forte du gouvernement», car estime-t-il, permettra d’«élargir le champ d’action de l’agence», la plateforme GMTMD estime que l’application d’une telle disposition favoriserait l’extension du mandat de l’Agence nationale des parcs nationaux à l’ensemble du territoire national.

«L’application des dispositions de la réforme querellée se traduira inéluctablement par des conflits de compétence avec les différentes entités administratives et opérationnelles déjà présentes sur le terrain. Ceci aboutirait à une inertie et paralysie totale, chacun rejetant sa responsabilité sur l’autre ou empiétant sur le domaine de compétence des autres», précise la plateforme.

En attente de réponses claires de la part du ministre chargé de la tutelle technique afin de permettre aux plus hautes autorités de l’Etat de décider en toute connaissance de cause, les OSC membres de GMTMD rappellent leur détermination à saisir le Conseil d’Etat, le cas échéant. «La plateforme GMTMD reste ouverte à toutes discussions constructives pour le bien de notre pays et la pérennité de nos ressources naturelles», assurent ses membres.