L’Agence nationale de promotion des investissements (ANPI-Gabon) a tenu son premier conseil d’administration le 9 février à Libreville. La définition d’un plan d’action stratégique était à l’ordre du jour.

Les membres du Conseil d’administration de l’ANPI en pleine échange sur les points à l’ordre du jour, le 9 février 2018, à Libreville. © Gabonreview

 

Installée dans ses nouveaux locaux au centre-ville de Libreville, le 15 janvier 2018, l’Agence nationale de promotion des investissements vient de tenir son premier conseil d’administration. L’ordre du jour portait sur le compte rendu des activités, la restructuration de l’ANPI, les perspectives 2018-2020,  l’adoption des outils de fonctionnement du conseil, ainsi que le budget de l’Agence.

© Gabonreview

Si rien n’a filtré sur les échanges et discussions ayant enregistré la participation de plusieurs membres du gouvernement, du patronat et de hauts cadres de l’administration, le président du conseil d’administration, Liban Soleman a néanmoins déclaré que «le Gabon étant engagé à diversifier son économie, 84% des ressources nécessaires à cet investissement doivent venir de l’investissement direct étranger et national».

Sur la base de cet impératif, «le conseil d’administration d’aujourd’hui a eu l’opportunité de présenter les propositions de stratégies et de plan d’action pour l’ANPI, mais aussi l’écosystème économique global ; c’est -à-dire ce que Mme le ministre de la Promotion des investissements est en train de mettre en place,  le Pôle Invest, pour permettre à tous les acteurs chargés de défendre les intérêts du pays et d’attirer des investisseurs étrangers soient capables de nous accompagner dans notre politique de diversification».

L’ambition de l’ANPI, selon son PCA est de devenir sur une réelle «banque» de projets. «Aujourd’hui, nous voulons changer de paradigme. C’est désormais au Gabon d’élaborer son cahier de charges et de besoins en termes d’investissements et qui le présentera aux investisseurs. Ce qui permet à tout acteur qui veut faire la promotion de l’investissement de vendre efficacement le pays», a-t-il déclaré.

Grace à l’appui de la Banque mondiale (BM), une étude de compétitivité filière sera menée. «On ne vend pas toutes les filières d’un pays», a relevé Liban Soleman, indiquant que ces filières sont les huit déjà identifiées dans le Plan de relance de l’économie.

Au cours de cette réunion, le débat a également porté sur le climat des affaires. «Nous sommes certes bien avancé sur un certain nombre de points, mais(…) des difficultés demeurent et pour lesquels il faut un changement de mentalité», a assuré le PCA.

Pour ce qui est du budget de l’ANPI, une commission spécialisée a été mise en place pour arbitrer cette question avec des experts. «Nous ne pouvons pas nous permettre d’adopter un budget sans qu’il y ait toute la technicité qui va avec», a indiqué Liban Soleman. L’ANPI est quasiment financée par des institutions multilatérales, notamment la Banque mondiale et la Banque africaine de développement (BAD).