Ils sont 820 environ et n’ont pas reçu leurs bourses d’études depuis le mois d’octobre dernier. Ils annoncent un sit-in, le mercredi 3 janvier prochain, devant la mission diplomatique du Gabon à Paris. 

«Il ne s’agit pas d’un mouvement politique, mais simplement d’une revendication étudiante». © Gabonreview/Shutterstock

 

A l’appel de la Coordination de leur mouvement de grève, les étudiants gabonais boursiers de France vont se retrouver dans cinq jours dans la capitale française. Objet de ces «retrouvailles» : un sit-in avec «chants, danses et toutes formes d’éléments indiquant une grève». Dans le communiqué qu’elle a publié à cet effet, «la Coordination des étudiants boursiers de France» tient à ce que le mouvement se déroule pacifiquement. «Aucun débordement ne sera toléré ; il ne s’agit pas d’un mouvement politique, mais simplement d’une revendication étudiante», peut-on lire sur le communiqué. «Merci de prendre toutes les dispositions nécessaires pour la réussite de cet événement et surtout d’éviter la confusion des genres et les effets de récupération», insiste le communiqué.

Estimant que «la bourse est un droit», la Coordination appelle les boursiers de France à venir «assez nombreux pour manifester» devant l’ambassade du Gabon à Paris. Ce n’est pas la première fois que des étudiants viennent manifester pour le paiement de leurs arriérés de bourse devant la mission diplomatique du Gabon, mais il est à souligner que c’est la première fois que les organisateurs d’un tel mouvement d’humeur insistent sur le caractère pacifique de telles retrouvailles.

À un effectif d’environ 820 âmes en France, les étudiants boursiers gabonais devraient venir, pour cette manifestation, de Paris et des principales villes de province où ils poursuivent leurs études. On parle notamment de Lille, Rennes, Montpellier, Toulouse, Bordeaux, Marseille, Nancy et Amiens.