Trois jours après de la proclamation des résultats définitifs du baccalauréat, le ministre de l’Education nationale, Florentin Moussavou s’est prononcé le 9 août, sur les examens de fin d’année, avant d’évoquer les réformes initiées dans son département ministériel.

Florentin Moussavou, ministre de l’Education nationale. © D.R.

 

Satisfaisant ! C’est ainsi que le ministre de l’Education nationale a qualifié le bilan de l’année scolaire qui vient de s’achever. Florentin Moussavou a estimé que l’année scolaire s’achève «sous des meilleurs auspices en dépit des pesanteurs» dues à une longue grève, déclenchée par les enseignants pour revendiquer les primes.

Le satisfecit du ministre de l’Education nationale s’explique par les résultats du second tour du baccalauréat général qui ont permis d’atteindre un taux de réussite de 58,58% d’admis, pour le baccalauréat général. Au niveau du baccalauréat technologique, les résultats ont enregistré un taux de réussite de 44,32%. Le baccalauréat professionnel quant à lui a enregistré un pourcentage de 72,22%.

Battant en brèche toutes les critiques formulées par une partie de l’opinion sur la qualité et le niveau des bacheliers de cette année, Florentin Moussavou estime que «les diplômes qu’ont obtenu ces jeunes compatriotes valent leur pesant d’or. Ces diplômes seront tout à fait défendables sur l’ensemble du territoire et même à l’extérieur», a-t-il poursuivi.

Abordant la question des tables-bancs, le ministre de l’Education nationale a pensé que cela ne peut plus «constituer un motif de revendication. D’autant qu’à ce jour, près de 25 mille tables bancs ont été mis à la disposition des établissements scolaires. Et ce chiffre pourrait atteindre d’ici aux mois de novembre et décembre 45 ou 50 mille», a affirmé Florentin Moussavou.

S’il reconnaît que le département ministériel dont il a la charge n’a pas construit des infrastructures scolaires, il estime en revanche qu’il faut «optimiser l’existant à travers le système de double flux». Celui-ci consiste selon le ministre de l’Education nationale, à exploiter de façon permanente toutes les salles de classes existantes.

En ce qui concerne les réformes, Florentin Moussavou annoncé la mise sur pied, dès la classe de seconde, de nouvelles filières. Ces filières seront adaptées, selon le ministre, en fonction du contexte du moment.

Auteur : Jean-Thimothé Kanganga