Le président du groupe parlementaire du Parti démocratique gabonais (PDG) à l’Assemblée nationale devrait bientôt passer officiellement la main dans le 2e siège du 1er arrondissement de Libreville. André Dieudonné Berre (ADB) veut donner la chance aux jeunes.

André Dieudonné Berre, le 31 mars 2018, à Libreville. © Gabonreview

 

Après 28 ans de responsabilités politiques, André Dieudonné Berre est prêt à passer la main pour se consacrer à d’autres activités. Le député du 2e siège du 1er arrondissement l’a annoncé, samedi 31 mars, à l’occasion d’une réception donnée par la Génération Wonderful en son honneur. Pour sa première sortie à Libreville, la jeune association avait à cœur d’«exprimer sa plus profonde gratitude, son immense respect et son éternelle admiration pour l’œuvre accomplie» par «le doyen» pour son pays et particulièrement au profit des jeunes de la circonscription dont il est actuellement le responsable politique.

Des moments de la réception donnée par la Génération Wonderful en l’honneur d’ADB. © Gabonreview

Agé de 78 ans, l’ancien maire de Libreville a dit souhaiter donner sa chance à la nouvelle génération qu’il affirme avoir «défendue bec et ongles» ces dernières années, pour qu’elle joue son rôle dans la société.

«J’estime qu’après bientôt 48 ans au service du pays, dont 20 dans le privé et 28 dans le public et la politique, il est temps que je puisse prendre un peu de distance pour permettre aux jeunes de se présenter (à la députation). On peut maintenant avoir une passation tout à fait normale, mais ça ne m’empêchera pas de continuer à leur porter conseil et un appui s’ils le veulent», a déclaré ADB, selon qui «celui qui sait s’arrêter ne tombe jamais».

Lors du dialogue politique national d’Angondjé, André Dieudonné Berre a défendu l’idée d’offrir aux jeunes gabonais la possibilité d’aspirer à des responsabilités politiques dès l’âge de 18 ans. S’il a eu gain de cause, l’ancien maire de la commune de Libreville (2003-2007) a assuré que ça n’a pas été facile de convaincre les autres participants à ces assises.

«J’ai défendu avec d’autres le fait que, puisque nous utilisons les jeunes pour les faire voter à partir de 18 ans pour nous, en les transportant et en faisant toutes sortes de choses, ces jeunes (qui) en ont marre de servir de porteurs de valises, peuvent aussi avoir la maturité de voter pour eux-mêmes», a raconté le député. Au sein de la Génération Wonderful, certains espèrent sans trop y croire que «la sagesse et l’humilité» d’ADB inspirera d’autres cadres politiques de sa génération, aussi bien de la majorité que de l’opposition.