Dans un rapport rendu le 22 février à Paris en France sur les atteintes aux droits de l’homme en Afrique, l’Organisation non gouvernementale, Amnisty International a compté le Gabon parmi les pays ayant exercé la répression politique et la répression contre les manifestations pacifiques en 2016.

Scène de la répression policière de la contestation de la réélection d’Ali Bongo à Libreville, le 31 août 2016. © AFP

 

L’année 2016 a été marquée au Gabon, par une amplification de la répression contre les manifestations pacifiques. C’est du moins le constat que vient de dresser Amnisty international.

Dans son rapport rendu le 22 février sur les atteintes aux droits de l’homme en Afrique, l’Organisation non gouvernementale note que « Plusieurs élections ont été contestées en 2016 en Afrique, toutes marquées par une amplification de la répression ». Dans plusieurs pays, notamment « le Burundi, le Congo, la Côte d’Ivoire, le Gabon, la Gambie, l’Ouganda, la République démocratique du Congo, la Somalie et le Tchad, des dirigeants et des partisans de l’opposition ont été la cible de graves attaques », relève le rapport.

En ce qui concerne la répression contre les manifestations pacifiques, le rapport note que « bon nombre de ces manifestations et d’autres mouvements protestataires, notamment au Congo, en Éthiopie, au Gabon, en Gambie, au Lesotho, en Ouganda, en République démocratique du Congo et au Tchad, ont déclenché la répression de certaines activités sur les réseaux sociaux ». A cet effet, «des restrictions arbitraires ou des blocages de l’accès à Internet ont par ailleurs été constatés», ajoute le rapport.

Créé en juillet 1961, Amnesty International (AI) est une organisation non gouvernementale qui défend les droits de l’homme et le respect de la déclaration universelle des droits de l’homme.

Située à Londres au Royaume Uni, cette organisation milite notamment pour la libération des prisonniers d’opinion, le droit à la liberté d’expression, l’abolition de la peine de mort et de la torture et l’arrêt des crimes politiques, mais aussi pour le respect de l’ensemble des droits civils, politiques, économiques, sociaux et culturels.

Enregistrée comme organisation internationale à caractère non gouvernemental, Amnesty International entretient des sections dans plus de 80 pays et se voit reconnaître le caractère d’organisme à voix consultative auprès de l’Organisation des nations unies (Onu).

Auteur : Jean-Thimothé Kanganga