Un peu moins de deux semaines après l’envahissement de l’ambassade du Gabon en France, le Gabon et la France ont décidé d’unir leurs forces pour éviter ce genre d’événements à l’avenir.

Scène de la réunion tripartite présidée à l’ambassade du Gabon, le 12 juin 2018 par
Flavien Enongoué. © Com. Amb. Gabon/France

 

L’ambassadeur du Gabon en France a pris part à une réunion de travail, le 12 juin à Paris, avec les représentants du Quai d’Orsay (ministère des Affaires étrangères) et de la Préfecture de police de Paris. Plus précisément, le directeur Afrique et Océan indien du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, la Rédactrice Gabon à la sous-direction Afrique centrale et deux responsables du Service opérationnel de la prévention situationnelle (Sops) de la Préfecture de police de Paris.

A cette occasion, l’ambassadeur du Gabon en France a réitéré «l’exaspération des autorités gabonaises au regard du sentiment d’impunité qui anime les auteurs des actes de violence et de défiance vis-à-vis des Institutions gabonaises sur le territoire français». Flavien Enongoué a également formulé «les attentes du Gabon en matière de protection de la mission diplomatique, des personnels en service à l’ambassade et des personnalités gabonaises en séjour en France».

Le directeur Afrique et Océan indien du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, pour sa part, a souligné le «caractère exceptionnel» de ce déplacement dans les locaux d’une ambassade pour une réunion. Pour Remi Maréchaux, c’est le signe de l’engagement de la France à «assumer ses responsabilités relatives à l’obligation spéciale, au titre de la Convention de Vienne de 1961, de prendre les mesures appropriées afin d’empêcher que les locaux de la Chancellerie ne soient envahis ni endommagés». Ce dernier a également présenté cette réunion comme le «témoignage de la solidarité des autorités françaises envers un pays ami, victime d’actes de violence inacceptables».

A la suite de l’examen de la situation, les trois parties ont arrêté des mesures immédiates, à court et à moyen terme et ont convenu de se retrouver prochainement pour le suivi de leur mise en œuvre. Avant cette séance de travail, Flavien Enongoué avait revu, avec ses collaborateurs, et communiqué au public les nouvelles conditions d’accès aux services de la chancellerie. «Elles correspondent en réalité à ce qui se passe déjà dans les différentes administrations publiques françaises ainsi que dans la plupart des Chancelleries», a laissé entendre l’ambassade du Gabon en France.