L’Agence gabonaise de sécurité alimentaire (Agasa) a dit avoir lancé une opération de retrait de la vente d’un produit de la marque Les Doodingues de Casino.

Supermarché Mbolo, l’enseigne Géant Casino à Libreville. © Loic Mouele

Supermarché Mbolo, l’enseigne Géant Casino à Libreville. © Loic Mouele

 

Décidément, «la nouvelle marque monstrueusement bonne» ne l’est pas autant qu’elle le prétend. Au Gabon, elle écoulerait même des produits impropres à la consommation, ainsi que l’indique un récent communiqué de l’Agence gabonaise de sécurité alimentaire (Agasa), qui procède depuis quelques jours au retrait des rayons du Géant Casino de Libreville du produit dénommé «Les Doodingues de Casino». A en croire l’Agasa, cette préparation pour boisson instantanée peut causer de sérieuses complications. «Un contrôle a mis en évidence, dans un de ces produits, la présence de bestioles répugnantes, susceptibles d’endommager la santé des consommateurs», fait-on savoir.

Un produit de la marque «Les Doodingues de Casino». © doodingues.fr

Un produit de la marque «Les Doodingues de Casino». © doodingues.fr

Pour préserver la santé des consommateurs, l’Agasa demande à toute personne ayant acheté ou détenant «Les Doodingues de Casino» de ne pas les consommer et de les rapporter au point de vente. «Les personnes qui auraient consommé les produits (incriminés) et qui présenteraient des douleurs abdominales, accompagnées de diarrhées aigues et vomissements sont invitées à consulter leur médecin traitant en lui stipulant cette consommation», indique-t-on.

Si l’Agasa n’a pas manqué de rappeler que le retrait de ces produits se fait en collaboration avec le magasin, il n’en reste pas moins que la situation suscite des interrogations quant à la responsabilité et la politique sanitaire de cette structure commerciale, l’une des plus importantes du pays. Il revient donc à l’administration d’accentuer les contrôles, aussi bien dans ces grands espaces que dans les épiceries de quartier. Entre les produits périmés et ceux dont la provenance est douteuse, les consommateurs sont bien souvent abandonnés à eux-mêmes, et leurs plaintes ne sont que rarement prises en compte, en raison de la corruption qui touche le secteur. Il n’est, en effet, pas rare de voir un gérant de boutique graisser la patte à un agent contrôleur pour échapper à la fermeture de son commerce. Une réalité qui met en danger les consommateurs.