Le président de la République, a pris part, le 16 février 2015, dans la capitale camerounaise au Sommet extraordinaire de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC) dont l’objectif était de mettre en place une stratégie sous régionale de lutte contre la secte islamique.

Ali Bongo avec ses pairs de la CEEAC à Yaoundé, le 16 février 2015. © DCP-Gabon

Ali Bongo avec ses pairs de la CEEAC à Yaoundé, le 16 février 2015. © DCP-Gabon

 

Un sommet extraordinaire du Conseil de paix et de sécurité de l’Afrique centrale (Copax) a réuni à Yaoundé les chefs d’Etats et de gouvernements de la CEEAC. But ? Organiser une riposte concertée contre l’action du groupe terroriste Boko Haram. Classé par le Conseil de sécurité des Nations-unies comme une organisation terroriste, Boko Haram est, depuis sa création au Nigéria en 2002, à l’origine de nombreux attentats, agressions, enlèvements et crimes contre les populations civiles. Ces derniers procèdent à des excursions punitives au Niger, au nord du Cameroun et récemment au Tchad. Des opérations criminelles se déroulant à moins de 1 000 km des frontières gabonaises.

A Yaoundé, il est question pour ces leaders de parvenir à des propositions concrètes pour apporter un appui multiforme au Cameroun et au Tchad, pays-membres du Copax, notamment aux plans humain, logistique, financier, diplomatique et même en matière de renseignement. «Face à ses multiples défis sécuritaires, l’Afrique doit assumer sa pleine responsabilité et formuler une réponse africaine», avait déclaré Ali Bongo en 2013 lors de son allocution au Sommet de Paris pour la sécurité et la paix en Afrique. Face aux nouvelles menaces transfrontalières, le président de la République appelle les armées de la CEEAC à s’adapter pour faire face à ces nouvelles formes de terrorisme.

Selon un communique de la Direction de la presse présidentielle du Gabon, Ali Bongo Ondimba a déclaré à Yaoundé : «Nous avons le sentiment que nous sommes attaqués. Aujourd’hui, deux pays de la sous-région, le Cameroun et le Tchad, sont aux premières loges, mais demain cela peut être d’autres pays. Nous sommes venus dire à nos frères camerounais et tchadiens, vous n’êtes pas seuls». Les chefs d’Etat ont à cet effet annoncé une aide d’urgence de cinquante milliards de francs CFA, en troupes, en soutien de l’homme, en soutien génie, en soutien santé, en équipements militaires divers et en appui aérien. «Nous nous engageons à apporter dans l’immédiat un soutien actif et multiforme au Cameroun, au Tchad et à tout autre Etat membre de la Communauté qui serait affecté par les actions du groupe terroriste Boko Haram, notamment l’assistance militaire, financière, logistique et humanitaire», ont confirmé les leaders de la CEEAC. S’opposant aux «prétentions injustifiables» des terroristes, un fonds de soutien multidimensionnel va être créé «dans les domaines de la logistique, de l’assistance humanitaire, de la communication et des actions politico-diplomatiques» ainsi qu’un renforcement de la surveillance des territoires pour «couper les réseaux de ravitaillement

Membre à part entière de la CEEAC donc signataire du Pacte d’assistance mutuelle, le Gabon est engagé en République centrafricaine où plus de 500 militaires des forces de défenses sont déployés.

Source : DCP-Gabon

 

 
GR
 

11 Commentaires

  1. Encore eux dit :

    Il faut en finir une bonne fois pour toute avec ces lâches! Boko Haram doit être détruit par tous les moyens!

  2. Blaise nicolas dit :

    Aujourd’hui il est très important de lutter contre le terrorisme qui prend de l’empleur et les chefs d’état d’Afrique centrale ont pris de bonnes initiatives pour éradiquer ce fléau.

  3. rodrigue dit :

    BIYA et IDRISS Deby; les hommes forts

  4. Gaby dit :

    On va enfin voir de quelle bois se chauffent les hommes cagoulés d’Ali toujours prompts à s’attaquer à des civils. Ça vous fera du bien d’aller affronter d’autres vrais hommes cagoulés.

    • mossodjo dit :

      il faut aussi envoyer les sapeurs pompiers; ils sont plus nerveux que les berets rouges: marche devant l etat major quand ils gardent et tu verras. Ah la la, notre pauvre pays: une armee qui n a plus d avion. Il ne reste que les mirages F1 avec des pilotes sud afriquains et…la flotte presidentielle

  5. Pala dit :

    Chers tous,
    Vous avez intérêt à commander des rafales des français aussi car les armes récemment vendues soit-disant à l’Égyptes vont bientôt être dans les mains de Boko Haram. Les français ne veulent pas voir l’Afrique lui échapper. Le franc CFA, cela ne vous dit rien ?

  6. che dit :

    Avec nos frontière poreuses et tout les expatriés dangereux qui sont au Gabon, je pense qu’une branche de boko haram peut très bien voir le jour. Peut-être qu’elle a même déjà vu le jour, il suffit juste de l’activer et tout commence. pire encore si notre ya Ali envoi des hommes, des équipements ou des renseignements pour soutenir les pays de la CEEAC, là, boko haram va se fâcher avec Gabon

    • ya kiakia dit :

      Là, sur ce coup ci, il faut que nos PR soient sérieux quant aux mesures à prendre et surtout leur mise en application concrète au niveau des frontières les plus sensibles. Boko haram sème la terreur dans les villages certes, mais leur objectif ultime c’est la prise du pouvoir, le renversement des président et l’instauration de « l’islam » selon leur vision. Donc au sortir de Yaoundé, nos Num 1 ont vraiment tout intérêt à faire du sérieux. Quant on regarde les vidéo des séance de décapitation à la chaîne,ces terroristes sont d’un autre genre. Ce ne sont pas des enfants de coeur ni des blagueur. Nos militaires qui iront au front ne croiseront pas garçons, mais démons vrais vrais…

  7. Papangoye dit :

    Monsieur Ali Bongo n’allez pas gesticuler au Cameroun pour faire bonne figure. Envoyez un contingent d’hommes (1000 hommes pour commencer)se battre contre Boko Haram. Les entraînements contre les civiles que nous sommes ne seront jamais suffisants face à une vraie menace. Je reste persuadé que Gabon « pays de paix » et pays « pro-islamiste » car ayant un chef de l’exécutif « musulman » façon-façon abrite déjà des éléments de cette secte islamistes. Le Gabon peut leur servir de base-arrière.

  8. mielo dit :

    Avant toute intervention dans la lutte contre le terrorisme qui sévit dans les pays voisin, il faut d’abord s’assurer que nos frontières sont sécurisées (frontière Gabon-Cameroun à Minvoul gardée par 2 gendarmes)

  9. Talya dit :

    Je suis pour la lutte contre le terrorisme

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