Ne sachant plus qui croire sur l’état de santé réel d’Ali Bongo, le président de la confédération syndicale Dynamique unitaire a affirmé, au cours de l’assemblée générale du 7 novembre, qu’«Ali Bongo est porté disparu».

Le président de la confédération syndicale Dynamique unitaire, Jean Rémy Yama, le 7 novembre 2018. © D.R.

 

Les membres de la confédération syndicale Dynamique unitaire sont perplexes face à l’épais silence sur l’état de santé du président de la République.

Privés de réaction du gouvernement et peu enclins à  s’abreuver aux multiples sources qui tentent de justifier l’absence d’Ali Bongo sur le territoire national, les membres de la confédération syndicale Dynamique unitaire disent se contenter de leur déduction selon laquelle, «Ali Bongo est porté disparu».

«Le navire Gabon est sans commandant à bord, avance vers l’abîme et on veut faire croire que tout va bien. Tous les regards sont dirigés vers Riyad en Arabie Saoudite où l’avenir du Gabon est en train se dessiner. Où est passé Ali Bongo Ondimba ? Au nom de qui le gouvernement s’exprime-t-il ?», a interrogé le président de Dynamique unitaire, Jean Rémy Yama.

Ce dernier estime que ne rien dire à ce sujet serait anormal, «car les enjeux et les perspectives sont considérables pour les travailleurs et de manière générale, pour le peuple». Si Dynamique unitaire dit s’en tenir à la version officielle qui, à trois jours du sommet de la Paix à Paris, affirme qu’Ali Bongo prendra part à cette rencontre internationale, elle prévient qu’en cas d’absence du président à cette rencontre, «elle ne se fiera plus à la communication gouvernementale».

Dans cette hypothèse, affirme Jean Remy Yama, «les autres versions qui signalent l’inaptitude d’Ali Bongo seront de fait les seules probables. Dans ce cas de figure, Dynamique Unitaire exhorte les gouvernants politiques à choisir la voie du bons sens pour éviter de plonger le pays dans un chaos indescriptible».

«Le bon sens voudrait que si on s’est trompé, si on a pris une mauvaise voie, qu’on ait l’humilité de le reconnaître et faire marche arrière», conseille Jean Rémy Yama, sans préciser les termes de cette marche arrière.