Après l’inauguration du nouveau siège de l’Agence nationale de promotion des investissements (ANPI-Gabon), le président de la République s’est prêté aux questions des médias. Un échange au cours duquel Ali Bongo a insisté sur le bien-fondé de l’ANPI pour l’économie nationale.

Ali Bongo répondant aux questions des journalistes à l’issue de l’inauguration du siège de l’ANPI, le 15 janvier 2017, à Libreville. © Gabonreview

 

Peut-on dire aujourd’hui que c’est la concrétisation d’un pas de votre projet, celui de doter le pays d’un instrument moderne de promotion des investissements ?

Je suis satisfait de voir que nous nous dotons d’un instrument important. On a coutume de dire, dans le monde du business, que le temps c’est de l’argent. Ce que nous voulons c’est accélérer le développement de notre pays. Cet outil nous permet aujourd’hui de pouvoir faciliter les démarches de tous ceux qui veulent investir dans notre pays ; investisseurs nationaux comme internationaux. Ce qui est important pour nous c’est qu’à travers cet outil, nous allons accueillir beaucoup plus d’investisseurs pour qu’ils puissent aller dans le sens de la diversification de notre économie. Ils vont donc créer de la richesse et donc de l’emploi. C’est ce que nous visions. Nous avons également un effort de promotion à faire pour faire connaître le pays et accompagner ces investisseurs qui viennent. C’est un bel outil, mais il faut encore aller plus loin, être plus efficace et améliorer notre «ranking» au niveau du rapport Doing Business ; en faisant en sorte qu’il soit possible aujourd’hui de créer une entreprise très rapidement et la rendre facilement opérationnelle.

Le Rapport Doing Bussiness 2017 indique que le Gabon est sur la bonne voie, mais qu’il y a beaucoup d’efforts à faire. Pour l’année 2018, quels sont les objectifs que vous vous fixez à court terme ?

Pour nous, les objectifs sont très clairs. Nous ne serons satisfaits que lorsque nous verrons venir un plus grand nombre d’investisseurs. Quant au rang qu’on va occuper, cela n’est pas ma préoccupation. Ma préoccupation est de voir des investisseurs répondre aux appels qui sont les nôtres et nous accompagner dans le cadre de la diversification de notre économie. C’est beaucoup plus important. Ce qui m’importe aussi c’est de voir que notre administration est encore plus performante et qu’elle puisse répondre en termes de temps et d’efficacité à tous les besoins des investisseurs. Le gouvernement doit donc faire en sorte que les administrations, qui n’ont pas toujours travaillé ensemble le fassent. Ici, il doit donc avoir les meilleurs éléments qui doivent connaitre les différents dossiers, les démarches, les facilités… Un outil comme celui-ci n’est pas là pour freiner, mais pour faciliter, tout en faisant en sorte qu’il y ait respect de nos lois. C’est donc ce que je suis venu personnellement voir. C’est le début de l’année et à la fin de l’année, on fera le compte et nous verrons combien d’investisseurs ont pu passer par cet outil. Et, on fera la comparaison avec les années précédentes.