Après l’épisode des squatteurs, c’est désormais le tour d’un réseau d’attribution illégale des contrats de logements de jeter son dévolu sur les logements sociaux de la cité Alhambra réalisés par la Société nationale de logement social (SNLS).

La cité Alhambra sous l’emprise d’un réseau d’attribution illégale des contrats de logements. © Gabonreview

 

Alhambra trouvera-t-elle un jour la quiétude d’une cité bucolique promise par ses promoteurs ? Si les pouvoirs publics ont délogé les squatters qui s’étaient appropriés des logements, certains locataires découvrent amèrement qu’ils ont négocié des contrats d’acquisition avec un «groupe mafieux.»

C’est le volume de montants exigés qui a alerté certains locataires qui se sont plaints auprès de la direction générale de la Société nationale de logement social (SNLS). Désarçonné par cette arnaque, le directeur général de la SNLS, Joël Patient Tchoreret Mbi Amany, a saisi la Direction générale des recherches (DGR) pour faire la lumière sur cette entreprise d’escroquerie.

Celle-ci a diligenté le 19 mars une enquête à la cité Alhambra et elle concerne également l’ensemble des agents de la SNLS qui y sont affectés.

La Cité «Alhambra», avec ses 872 logements, comprend deux types d’offres. La première catégorie concerne des appartements subventionnés, d’une à deux chambres, en location simple à partir de 35.000 à 45.000 francs par mois. Cette offre est destinée aux personnes ayant des revenus inférieurs à 150.000 francs par mois.

La deuxième concerne des maisons subventionnées de deux à trois chambres en location-vente, à partir de 55.000 francs et 75.000 par mois, et de duplex non subventionnés de trois chambres à partir de 190.000 par mois pour les salaires dépassant 600.000 francs par mois. Certaines de ces maisons sont proposées sur une durée de 12 ans. Au terme de cette période, l’acquéreur en devient propriétaire. Mais, il est toujours possible d’écourter l’échéance moyennant revalorisation des mensualités.