Les semaines à venir permettront à l’ancien vice-président du Centre des libéraux réformateurs (CLR) chargé de l’implantation et de l’inspection de définir sa nouvelle posture d’homme politique.

L’acteur politique de la majorité, Alexandre Désiré Tapoyo. © Gabonreview

Écarté du Centre des libéraux réformateurs à la suite de sa nomination au sein du comité de campagne du président de la République pour la présidentielle d’août 2016, Alexandre Désiré Tapoyo a décidé le 8 février 2017, à la faveur d’une conférence de presse, de briser le silence, marquer son étonnement et son regret suite à son exclusion du parti où il a milité pendant 14 ans.

Alexandre Désiré Tapoyo. © Gabonreview

En effet, après avoir espérée en vain un retour à de meilleurs sentiments avec le CLR, au cours des six derniers mois, l’ancien vice-président de ce parti de la majorité républicain, s’est résolu à prendre acte d’une décision dont il ignore jusqu’alors les griefs qui lui sont reprochés. «Je me dois de vous dire que cette sanction fait suite à mon refus de démissionner de la direction de campagne du candidat Ali Bongo Ondimba, tel que cela m’avait été fermement ordonné au CLR. Cette mise à l’écart subite et définitive, a été décidée en mon absence, alors que je venais de bénéficier de la très grande confiance du président de la République  (…)», a-t-il rappelé.

Pour certains acteurs politiques, le maintien de cette décision motivée et soutenue par certains des fils et neveux, du président Jean Boniface Asselé ainsi qu’un de ses vice-présidents, «est vicieux et repose sur le principe de deux poids deux mesures aux yeux de certains, du fait qu’Alexandre Désiré Tapoyo soit l’unique exclu d’une cohorte de cadres du CLR promus dans l’état-major de la campagne du candidat du PDG sans l’accord du parti». Un constat qui ne saurait ruiner la relation entre l’ancien vice-président du CLR et son président-fondateur.

Convaincu par la nécessité de poursuivre le combat politique, et d’assumer sa fidélité à Ali Bongo Ondimba, Alexandre Désiré Tapoyo a décidé de continuer à marcher, à avoir confiance et foi en la vie. Car estime-t-il, rester assis ou rester seul n’est jamais bon.

«J’ai été approché par plusieurs personnes. Il y a plusieurs options qui sont en étude, cela passe par la création d’un parti politique à l’adhésion à un parti politique. Dans les jours à venir je serais fixé pour vous donner la suite que j’ai réservée à ma posture politique. Car, s’il faut soutenir le chef de l’État, ce n’est pas simplement en tant que numéro 9, c’est dans une équipe et la meilleure équipe possible», a-t-il conclu.