Face à l’alerte à l’épidémie d’Ebola déclarée en République démocratique du Congo (RDC), Denise Mekam’ne, le ministre gabonais de la Santé, a réuni en urgence, le 9 avril 2018, le Comité opérationnel de riposte pour une réunion dite préventive.

Si la RDC fait face à une nouvelle épidémie de la maladie à virus Ebola, ce n’est pas encore le cas au Gabon où le ministère de la Santé travaille déjà à un dispositif de riposte, le cas échéant. Gabonreview/Shutterstock

 

La République démocratique du Congo (RDC) «fait face à une nouvelle épidémie de la maladie à virus Ebola» qui a déjà tué dix-sept personnes dans la province de l’Equateur (nord-ouest), a indiqué le ministère de la Santé du Congo démocratique, mardi 8 mai. «Vingt et un cas de fièvre avec des signes hémorragiques et dix-sept décès», soit un taux de létalité de 80 %, ont été notifiés au ministère le 3 mai, précise l’autorité congolaise dans un communiqué, évoquant «une urgence de santé publique de portée internationale».

En bout de table, le ministre d’Etat, ministre de la Santé, Denise Mekam’ne, en réunion d’urgence avec ses collaborateurs, le 9 mai 2018, à Libreville. © Gabonreview

Une note parvenue au ministre gabonais de la Santé qui a tôt fait de convoquer toutes les parties prenantes à une plausible riposte en vue de préparer le pays à une éventuelle pénétration de la maladie. «Je vous ai réuni pour qu’ensemble nous puissions anticiper la lutte contre l’épidémie», a indiqué Denise Mekam’ne ajoutant avec vigueur qu’«il n’y a pas d’Ebola au Gabon».

Toutes les entités composant le Comité de riposte ont donc participé à cette réunion dont l’Organisation mondiale de la santé (OMS), l’Institut d’hygiène publique et d’assainissement, l’Institut d’épidémiologie nationale et le Laboratoire national.

Se servant des exemples et des stratégies mises en place par le passé à l’occasion des précédentes alertes au virus Ebola, les participants ont proposé d’accroitre la surveillance des frontières, mais surtout de réactiver le Comité afin de recycler le personnel pour le rendre efficace en temps de crise. L’autre élément repose sur la détermination du site dédié à la mise en quarantaine, pour soin approprié, des personnes infectées, de même que le matériel devant être pré-disponible afin qu’il n’y ait pas de surprises.

En insistant que le fait que la maladie n’est pas déclarée au Gabon, Denise Mekam’ne a invité les membres de ce comité à présenter dans les prochaines quarante-huit heures un plan de riposte global comportant tous les éléments nécessaires à une efficacité absolue. «Avec cela, s’il y a un cas, nous saurons comment le gérer», a précisé le membre du gouvernement soulignant qu’il n’y a pas lieu de faire paniquer la population. Elle appelle tout de même à la vigilance, particulièrement dans les milieux ruraux où les populations sont régulièrement en contact avec les animaux.

Selon l’encyclopédie participative Wikipédia, le virus Ebola est l’agent infectieux qui provoque chez l’homme et les autres primates des fièvres souvent hémorragiques (La maladie à virus Ebola), dont des épidémies historiques sont notables par leur ampleur et leur sévérité. La transmission entre humains a lieu avant tout par contact direct avec des fluides corporels. La maladie qu’il engendre, pour laquelle il n’existe pas de traitement homologué, présente un taux de mortalité allant de 25 % à 90 % chez l’humain.