A l’occasion de sa traditionnelle conférence de presse hebdomadaire, le porte-parole du gouvernement a tenté de mettre fin au débat sur la hausse des frais d’inscription et d’écolage dans l’Enseignement supérieur au Gabon, qui reste cependant maintenue après réajustement.

Le Porte-parole du gouvernement, Alain-Claude Billie-By-Nzé, le 6 octobre 2017 à Libreville. © Gabonreview

 

L’application de l’arrêté n°0010/MESRSFC fixant le montant des frais d’inscription et d’écolage dans l’Enseignement supérieur au Gabon, a donné matière à réagir à Alain-Claude Billie-By-Nzé. Le 6 octobre à Libreville, le porte-parole du gouvernement est longuement revenu sur l’application de cette décision polémique, qui a été maintenue par le gouvernement.

Le ministre de la Communication a affirmé que la prise de cette mesure était justifiée. Ce dernier s’appuyant notamment sur des études et calculs qui auraient été réalisés à cet effet. «Lorsque vous intégrez à la fois la bourse allouée aux étudiants, lorsque vous intégrer les enseignants qui sont affectés pour apporter des enseignements, la subvention qui est allouée, le fait que l’Etat subventionne la restauration, les inscriptions, etc. On va jusqu’à 20 millions de francs CFA que coûte chaque année, la formation d’un étudiant au budget de l’Etat, et donc aux contribuables», a affirmé le membre du gouvernement.

L’objectif de cette augmentation a été, selon le membre du gouvernement, de faire en sorte que les taux qui ont été fixés, il y a bientôt 40 ans, soient quelques peu réajustés. Il s’agit donc d’aider les universités et les grandes écoles à «pouvoir générer de la ressource pour répondre aux demandes et attentes des étudiants, à la fois en termes de qualité des infrastructures, de l’offre de formation, mais également de qualité générale de l’environnement dans lequel on évolue».

En juin dernier, l’ancien ministre de l’Enseignement supérieur, Denise Mekam’ne Edzidzi avait décidé, par arrêté, de l’augmentation des frais d’inscription et d’écolage dans les universités et grandes écoles publiques du Gabon. Contestée par la communauté estudiantine, la décision a été annulée en septembre par le nouveau ministre de l’Enseignement supérieur, Guy Bertrand Mapangou. Toutefois, le gouvernement a maintenu la hausse des frais d’inscription et d’écolage, à des taux inférieurs à ceux initialement prévus par l’arrêté de Mekam’ne.

Si les frais d’écolage ne sont pas encore connus, les frais d’inscription sont fixés à 35. 000, 60. 000 et 80. 000 francs CFA, respectivement pour les cycles licence, master et doctorat pour les étudiants nationaux et ceux de la Communauté économique et monétaire des Etats de l’Afrique centrale (Cemac).