Souhaitant renforcer l’aide apportée aux personnes démunies, le Samu social gabonais et l’Office national de l’emploi (ONE) ont signé, mardi 26 juin, une convention de partenariat visant à orienter ces nécessiteux dans leur recherche d’emploi.

Le Samu social gabonais envisage de faire davantage dans l’aide aux démunis. © D.R.

 

C’est une nouvelle étape que le Samu social gabonais et l’ONE entendent amorcer dans les jours qui viennent, en matière d’aide aux personnes vulnérables. Désormais partenaires à la faveur de la signature, le 26 juin à Libreville, d’une convention, ils envisagent d’œuvrer de concert pour soutenir la recherche d’emploi de cette catégorie de la population gabonaise.

Cette convention, Wenceslas Yaba l’a présente comme «la fin d’un sentiment d’inachevé» vécu par sa structure des mois après le lancement de ses activités. «Ces personnes démunies, c’est bien de les prendre en charge, c’est bien de les traiter gratuitement tel que certains pays de l’Afrique nous l’envient. Mais cette fierté avait une grosse épine dans le talon. Que fait-on de ces personnes amenées à solliciter ad vitam æternam les services de l’Etat par le biais du Samu social quand on sait qu’elles n’ont pas d’emploi ?», s’interroge le directeur du Samu social, estimant qu’il était nécessaire de faire davantage.

Depuis le lancement de ses activités, il y a 10 mois, le Samu social gabonais a pris en charge 40 712 personnes, la plupart ne disposant pas d’emploi. Pour Wenceslas Yaba, la convention avec l’ONE permet donc de bénéficier aussi bien de l’expertise de la structure en termes de formation que des offres d’emplois que celle-ci reçoit.

Hans Landry Ivala, directeur général de l’ONE, promet pour sa part que la structure dont il a la charge mettra à disposition du Samu social gabonais toutes les offres d’emplois insatisfaites, notamment dans le secteur de l’agriculture, qui proposerait plusieurs centaines d’emploi fixes et saisonniers.

«Nous avons un certain nombre d’offres d’emplois insatisfaites dans des secteurs d’activités telle que l’agriculture. Nous constatons que les Gabonais ne s’intéressent pas aux métiers qui s’y rattachent, bien qu’étant dans un pays dont la terre est fertile. Or, ces métiers sont rémunérés à au moins 150 000 francs par mois, en plus du fait que les travailleurs sont déclarés à la CNSS et à la Cnamgs», regrette le patron de l’ONE, tout en assurant que l’objectif du partenariat est de «sortir les personnes vulnérables déjà prises en charge par le Samu social de l’assistanat, pour qu’il retrouve leur dignité».